The angel next door spoils me rotten : chapitre 06-volume 04

Avant l’examen, un instant

Traducteur: linkfet
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Le dimanche précédant le début des examens, Amane étudiait tranquillement dans sa chambre.

                Il voulait obtenir de bonnes notes, mais il avait aussi une autre raison d’étudier : il essayait de chasser Mahiru de ses pensées.

                « … Je vais te choyer autant que je veux, alors détends-toi et profite, d’accord ? »

                Mahiru avait murmuré ces mots incroyables avec un sourire malicieux, et maintenant, ses pensées menaçaient de l’envahir complètement, ne laissant plus de place pour autre chose.

                Amane ne savait pas si le comportement récemment provocant de Mahiru était intentionnel, mais il était certain que cela fonctionnait. Il appréciait cela, mais en même temps, cela le rendait nerveux.

                Tant qu’il ne serait pas certain des intentions de Mahiru, il ne pouvait pas vraiment agir.

                Toutes sortes de questions le tourmentaient, alors pour les faire taire, il étudiait furieusement depuis le matin. Ses efforts avaient au moins un peu porté leurs fruits, car il était tellement absorbé par son travail qu’il ne se rendit compte de l’heure qu’après quatorze heures.

                Le fait qu’il ait travaillé sans interruption, sans même déjeuner, prouvait à quel point il était concentré. Mais une fois qu’il eut remarqué l’heure et regardé l’horloge, son estomac se mit aussitôt à crier famine.

                « … Je suppose que je devrais au moins déjeuner. »

                Amane s’étira pour soulager les raideurs accumulées à force de rester assis au même endroit, puis il se leva et quitta sa chambre.

                Mahiru avait dit qu’elle passerait la journée seule à la maison à réviser pour les examens, et elle n’était pas venue chez Amane. Ce qui signifiait qu’il devrait préparer son déjeuner lui-même.

                En pensant à toutes les fois où il avait été gâté avec de bons repas depuis qu’il connaissait Mahiru, il se dirigea vers la cuisine et ouvrit le réfrigérateur.

                Il mit au micro-ondes une portion de riz surgelé mise de côté pour ce genre d’occasion, et pendant que cela décongelait, il prit un bol et y disposa plusieurs sortes de légumes marinés que Mahiru avait préparés à l’avance, garantissant ainsi un peu de couleur et de nutriments à son repas.

                Tout ça, c’est l’œuvre Mahiru.

                S’il avait été seul, Amane n’aurait jamais pensé à préparer des légumes. Son déjeuner serait venu tout droit du konbini.

                Désormais, il avait pas mal de nourriture chez lui, et il savait aussi cuisiner certaines choses. Ce n’était pas du même niveau que la cuisine de Mahiru, toujours délicieuse, jolie à regarder et équilibrée. Mais il avait appris à préparer des plats mangeables.

                Grâce à ce que Mahiru lui avait appris, Amane se prépara un riz sauté simple avec seulement des œufs et du bacon. Mais le repas était tout de même bien coloré grâce aux accompagnements préparés par Mahiru.

                Avec l’ajout d’une soupe chinoise instantanée, c’était un menu parfaitement convenable pour un déjeuner facile.

                Il chargea le tout sur un plateau et le porta à la table à manger.

                « Bon appétit. »

                Il sourit doucement en regardant son déjeuner du week-end, un repas qu’il aurait eu du mal à imaginer auparavant. Puis il joignit les mains en guise de remerciement et prit sa cuillère.

                Le riz sauté qu’il porta à sa bouche avait une saveur plutôt forte, différente de celle de Mahiru, mais ce n’était pas mauvais. C’était bien assaisonné pour un plat préparé par un lycéen.

                C’est vraiment différent, hein…

                Les habitudes alimentaires d’Amane avaient complètement changé, et bien d’autres choses aussi. À bien des égards, il s’était laissé complètement gâter.

                Il se demanda s’il devenait une meilleure personne au quotidien. Après avoir vécu avec Mahiru, Amane ne voulait plus revenir à son existence d’avant —maintenant qu’il savait à quel point la vie pouvait être agréable, il ne voulait plus faire marche arrière. Il était devenu vraiment dépendant, dans le sens où il savait qu’il ne serait jamais satisfait si Mahiru s’en allait.

                Il n’était pas seulement choyé sur le plan pratique de la vie quotidienne, il l’était aussi sur le plan émotionnel.

                Amane se souvint de quelque chose que son père, Shuuto, lui avait dit. Apparemment, les hommes de la famille Fujimiya étaient du genre sincèrement dévoué. Le genre d’homme qui tombe amoureux d’une seule personne et la chérit toute sa vie.

                Amane n’avait pas besoin de se demander s’il avait hérité de cette tendance. Depuis qu’il avait pris conscience de ses sentiments pour Mahiru, il prêtait encore moins attention aux autres filles. Le plus important, c’était qu’il voulait chérir Mahiru et la rendre heureuse.

                … Je ne veux personne d’autre que Mahiru.

                Que ce soit lui ou non qui la rende heureuse, tant que Mahiru était heureuse, il s’était dit qu’il se retirerait sans hésiter si elle tombait amoureuse de quelqu’un d’autre et choisissait cette personne. Il s’était convaincu que voir Mahiru sourire avec joie lui suffirait.

                Cependant, il avait aussi des sentiments contradictoires. Il voulait vraiment être celui qui la rendrait heureuse, et il ne voulait surtout pas la céder. Il ne voulait pas être séparé d’elle, et il aimait être le seul à vraiment la connaître.

                Certaines personnes appelleraient probablement cela une obsession —son cœur était rempli d’émotions qu’il ne pouvait expliquer à personne, comme ce sentiment, à cause duquel il ne pouvait tout simplement pas vivre sans Mahiru.

                Elle n’était pas seulement jolie, elle avait aussi un cœur pur. Amane avait été tout simplement dominé par ce sentiment profond et puissant qu’était l’amour.

                « … Je n’aurais pas autant de mal si j’étais plus entreprenant. »

                Amane rit un peu. Les mots qu’il avait murmuré à voix haute avaient naturellement une teinte d’autodérision.

                Pour la première fois en seize ans de vie, il était amoureux, et il voulait être celui qui resterait à ses côtés, mais il ne savait absolument pas comment y parvenir.

                N’importe qui aurait probablement ri s’il apprenait qu’il avait atteint seize ans sans avoir connu son premier amour.

                Il savait qu’il avait une nature peureuse et prudente, et qu’il n’avait aucune idée de la façon d’aborder une fille. Il pensait que ces traits lui avaient permis de gagner la confiance de Mahiru, et qu’il ne pouvait pas facilement les changer. Mais il avait toujours souhaité être plus sûr de lui.

                C’est précisément pour cela qu’il travaillait aussi dur dans ses études et qu’il faisait des efforts pour faire du sport. Il essayait de gagner un peu de confiance en lui.

                Avec un sourire discret et amer, Amane engloutit le reste de son riz sauté.

***

Amane fit une courte pause après avoir mangé pour détendre ses muscles engourdis avec quelques étirements supplémentaires, et en profita pour faire un peu d’exercice léger afin de se relaxer. Il enfila sa tenue de sport dans sa chambre.

                Il était resté assis à son bureau un bon moment, alors un peu d’activité physique lui ferait du bien.

                Cela dit, il n’avait pas une grande endurance. Il devait garder un peu d’énergie pour continuer à étudier plus tard. Il était certain qu’il dormirait comme une souche cette nuit-là.

                En se rappelant de ne pas trop en faire, Amane franchit la porte… et tomba justement sur Mahiru, qui sortait de son appartement.

                « Ah, Amane… Tu vas faire de l’exercice ? »

                Elle avait évidemment deviné en voyant sa tenue. Elle lui adressa un sourire charmant, et il acquiesça d’un signe de tête. Mahiru semblait habillée pour sortir, donc Amane supposa qu’il l’avait croisée juste avant son départ.

                Pendant une seconde, il se rappela ce qui s’était passé la veille et manqua de laisser échapper un gémissement, mais il s’était un peu calmé depuis, alors il ne paniqua pas simplement en la voyant.

                « Ouais, j’avais besoin d’une pause. » Répondit-il. « Toi aussi ? On dirait que tu vas faire des courses. »

                « Oui. D’ailleurs, je me suis souvenue qu’il ne restait plus beaucoup d’œufs. Je pensais faire des omelettes roulées pour le dîner ce soir. On a les examens demain, et si j’en laisse pour le petit-déjeuner, ça pourrait t’aider à donner le meilleur de toi-même… »

                « Sérieusement ? Je sens un regain d’énergie d’un coup ! »

                « C’est aussi pour moi, tu sais. » Mahiru porta une main à sa bouche et gloussa légèrement.

                Amane répondit, en fronçant légèrement les sourcils. « J’y peux rien, tes omelettes sont les meilleures. »

                La conversation s’interrompit un instant, mais tous deux savaient qu’Amane n’était pas vraiment fâché. À travers les doigts de Mahiru, il pouvait voir son sourire s’élargir.

                « Ah, au fait, j’ai utilisé le dernier œuf et aussi un peu de bacon tout à l’heure. Et j’ai mangé une des portions de riz surgelées. »

                « Oh, tu t’es fait à manger ? » Remarqua Mahiru. « Impressionnant. »

                « … J’ai l’impression que tu te moques de moi. Il m’arrive de cuisiner, même quand tu es là. »

                Naturellement, Amane se sentait mal de laisser toute la cuisine à Mahiru, donc il essayait en général de l’aider avec les tâches simples, et les jours où Mahiru semblait fatiguée ou déprimée, il prenait le relais pour préparer les repas.

                Ses compétences culinaires ayant leurs limites, il arrivait que le menu s’éloigne pas mal de ce qui était prévu. En faisant abstraction de la présentation et en acceptant que le goût serait inférieur à celui des plats de Mahiru, Amane était capable de cuisiner un repas convenable.

                Il n’y avait donc aucune raison pour qu’elle le félicite juste parce qu’il s’était fait à manger.

                « Je sais bien, mais tu le fais rarement quand tu es tout seul, non ? Quand tu es seul, tu optes en général pour des plats instantanés, parce que cuisiner te semble pénible et que ça te suffit. »

                « Euh— »

                « Si je me fie aux ingrédients et à ton répertoire, je parierais que t’as fait du riz sauté ou un truc du genre. Si c’était bien réussi, alors tant mieux. »

                Amane resta sans voix. Elle l’avait percé à jour. Il crut sentir son sang bouillonner.

                Mahiru coupa court à la tension en éclatant de rire et en tendant une main vers Amane. Elle passa doucement ses doigts dans ses cheveux, les ébouriffant tout en lui lançant un sourire ravissant.

                Amane pinça les lèvres. Il ne détestait pas cette sensation, bien au contraire, cela lui faisait plaisir. Il s’était vraiment laissé choyer.

                « … Arrête un peu, enfin. »

                « Oh, dommage. J’avais envie de continuer. »

                Sur ces mots, Mahiru retira tranquillement sa main et lui sourit gentiment.

                Amane se rendit compte que son air trop sérieux ne faisait qu’empirer les choses, et détourna le regard.

                « … Les œufs, c’est tout ce que tu vas acheter ? »

                Il changea de sujet pour empêcher Mahiru de continuer à lui caresser les cheveux.

                « Voyons voir, il y a d’autres ingrédients dont j’ai besoin pour le dîner, comme les œufs… et du lait, mais ce sera tout, je pense. J’avais prévu de faire une course rapide, alors j’allais me contenter de l’épicerie la plus proche. »

                « D’accord. Je peux tout prendre en rentrant. »

                Amane n’aurait rien dit si Mahiru avait eu d’autres choses à faire ou à acheter que des courses, des choses qu’il ne pouvait pas faire à sa place. Mais si elle n’avait rien d’autre à faire dehors, alors il n’y avait aucune raison qu’elle prenne la peine de sortir.

                Amane sortait de toute façon, donc autant qu’elle reste chez elle et profite de son temps comme elle voulait. Elle passait toutes ses soirées à lui préparer le dîner, alors il trouvait normal d’en faire au moins autant.

                « Hein ? Mais du coup, tu vas devoir tout porter. »

                « C’est rien, je ferai les courses sur le chemin du retour. Et ce n’est pas comme si l’épicerie était loin. »

                « E—Et l’argent, alors ? »

                « J’ai ma carte bancaire sur moi. Et j’ai déjà vérifié le solde. Je peux demander un reçu au supermarché, donc pas de souci pour partager les frais ou quoi que ce soit. »

                Amane inclina la tête comme pour demander s’il y avait autre chose, et cette fois, Mahiru eut un moment d’hésitation.

                « … Désolée de te demander ça. »

                « Je t’ai dit que ça allait, je sortais de toute façon. »

                Amane ébouriffa les cheveux de Mahiru en guise de revanche, et elle le regarda les yeux plissés, comme si elle était chatouillée. Quelque chose dans son expression exprimait un vrai bonheur, et Amane fut discrètement soulagé de ne pas avoir commis d’erreur irréparable.

                « … Très bien, je te laisse faire. Je t’attendrai à la maison. »

                « Laquelle ? »

                « Qui sait ? »

                Mahiru pencha légèrement la tête sur le côté, l’air gêné. Puis, sans perdre une seconde, elle ouvrit la porte de l’appartement d’Amane à l’aide de la clé de secours qu’elle tenait déjà, et s’y glissa sans bruit à travers l’ouverture.

                Ayant rendu sa réponse on ne peut plus claire, Mahiru jeta un coup d’œil par la porte et sourit à Amane.

                « À tout à l’heure, Amane. »

                « … J’y vais. » Répondit-il, amusé par Mahiru, qui ne semblait plus se soucier de savoir à qui appartenait quel appartement.

                Le sourire de Mahiru s’élargit tandis qu’elle lui faisait signe de la main.

***

Après s’être échauffé avec quelques étirements légers, Amane partit pour un petit jogging de moins d’une heure, puis il se rendit au supermarché comme partie intégrante de son retour au calme avant de rentrer chez lui.

                Comme il courait tranquillement, il pouvait se détendre et faire de l’exercice sans trop réfléchir, ce qui apaisa un peu son esprit. Pour le moment, les choses semblaient s’être calmées sans qu’il n’ait eu à répondre à toutes les provocations de Mahiru, si bien qu’il rentra chez lui soulagé. Il fut accueilli à la porte par le frottement discret des chaussons de Mahiru.

                « Bienvenue. J’ai déjà rempli le bain d’eau chaude. Tu veux y aller ? »

                Elle prit les sacs de courses de ses mains avec naturel, et il la regarda, bouche bée.

                Itsuki et Yuuta avaient tous les deux dit qu’elle agissait comme une jeune mariée, et c’était vraiment le cas. Mahiru ne le faisait sans doute pas exprès, mais ses gestes étaient vifs et efficaces, et quelqu’un qui ne savait rien pourrait facilement se méprendre. Amane se sentit étrangement embarrassé par cette idée.

                « … Amane ? »

                « Ah, non, rien. Merci, je vais aller prendre un bain. »

                Il répondit vaguement au regard curieux de Mahiru, se rinça les mains au lavabo, puis se dirigea vers sa chambre pour se préparer au bain.

                Il sortit sa tenue de détente habituelle, puis entra dans la salle de bain où, comme l’avait dit Mahiru, la baignoire était remplie d’eau bien chaude à la température parfaite.

                Après avoir remercié silencieusement Mahiru pour sa prévenance et sa présence constante, il se doucha pour se débarrasser de la sueur de sa course.

                Amane était paresseux et porté à la facilité, mais cela ne voulait pas dire qu’il supportait d’être sale. Il aimait prendre un bon bain.

                Lorsqu’il s’immergea dans la baignoire après avoir soigneusement lavé son corps et ses cheveux, il sentit toute la fatigue mentale et physique fondre en lui. Il réalisa à quel point il était épuisé en sentant cette fatigue se dissoudre dans l’eau chaude.

                Alors qu’il trempait dans une eau à la température idéale, Amane s’appuya contre le bord de la baignoire et poussa un soupir.

                Puis il baissa les yeux vers son corps à travers l’eau claire —il n’avait pas mis de sels de bain— et son souffle se transforma en soupir.

                « … Y’a encore du boulot, hein ? »

                Cela ne faisait pas longtemps qu’il avait vraiment commencé à faire de l’exercice, donc c’était normal. Amane avait très peu de muscles, n’ayant jamais fait de sport ni mangé comme il faut. Il était extrêmement maigre, bien loin de l’image virile qu’il se faisait. Le mot haricot lui vint aussitôt à l’esprit.

                Amane voulait devenir un peu plus fort et en profiter pour améliorer son apparence. Certains de ses camarades l’avaient déjà vu dans sa forme de ‘mystérieux inconnu’, donc il ne pouvait pas se permettre de reprendre ce look sans éveiller les soupçons, mais il savait qu’il pouvait faire plus d’efforts pour prendre soin de sa peau et de son apparence.

                Il admirait Mahiru, qui ne négligeait jamais son entretien quotidien. Il était certain qu’elle faisait bien plus d’efforts qu’il ne pouvait en voir.

                En pensant à tout cela, Amane sentit une grande somnolence l’envahir, probablement à cause de la chaleur de l’eau et de sa propre fatigue. Il laissa échapper un nouveau soupir profond alors qu’il commençait à s’assoupir dans le bain.

***

Finalement, Mahiru, inquiète qu’il mette autant de temps, finit par entrouvrir la porte de la salle de bain dans un moment de panique pour vérifier s’il allait bien.

                Voyant que c’était bien le cas, elle le laissa sortir de la salle de bain et se rhabiller avant de lui rappeler quelque chose qui, pourtant, devrait être acquis depuis bien longtemps.

                « Euh, tu sais… c’est dangereux de rester trop longtemps, hein ? »

                « Je suis vraiment désolé d’avoir été aussi négligent. »

                Amane ne put que s’excuser sincèrement. Il ne savait pas si les joues rouges de Mahiru étaient dues à la colère ou à l’embarras d’avoir entrevu le haut de son corps dans le bain —il se dit que c’était au moins en partie de l’inquiétude.

                Il avait entendu dire qu’on pouvait se noyer dans à peine trente centimètres d’eau, donc la colère de Mahiru était justifiée. Il se dit qu’elle était d’autant plus anxieuse qu’elle-même ne savait pas nager.

                Il essaya de trouver une excuse, mais son esprit était embrumé.

                Il n’avait pas complètement sombré dans le sommeil, c’était plutôt comme si sa conscience avait trempé un orteil dans l’océan du repos. Il était convaincu qu’il se serait réveillé sans problème s’il avait perdu l’équilibre et heurté le bord de la baignoire.

                « … Pourquoi tu te forces autant ? »

                Amane se sentit aussitôt coupable en entendant la méfiance dans la voix de Mahiru. Il comprit qu’il avait fait une erreur quand il perçut l’inquiétude dans son ton, preuve qu’il lui avait causé du souci.

                « Je ne nie pas la valeur du travail acharné. » Poursuivit Mahiru. « Mais si tu n’arrives pas à tout gérer, tu ne devrais pas ralentir un peu ? »

                « Tu as raison, évidemment. Je ferai plus attention la prochaine fois. »

                « Mais pourquoi tu fais tout ça, Amane ? » Demanda-t-elle de nouveau.

                « … Je suppose… que c’est parce que j’ai envie de devenir quelqu’un dont je puisse être fier. »

                Même si elle semblait un peu fâchée, Mahiru avait surtout l’air triste. Amane lui sourit doucement et lui caressa la tête pour chasser l’inquiétude de son regard, tout en se promettant de ne plus refaire cette erreur.

                « J’aimerais avoir plus confiance en moi, c’est tout. Et je voulais commencer par les études et l’exercice. Je ne voulais pas t’inquiéter, tout ça, c’est entièrement de ma faute. La prochaine fois, je tiendrai compte de mes limites. »

                « … Tu es à ce point pressé ? »

                « Je suppose qu’il n’y a pas d’urgence, mais j’ai envie de faire plus d’efforts… pour devenir quelqu’un en qui je peux avoir confiance. Après tout, je travaille dur pour moi-même. » Lui dit Amane en souriant tout en lui frottant la tête.

                Mahiru plongea son regard dans celui d’Amane, puis soupira. « … Je comprends ta détermination. Cela dit, je suis sérieuse, si tu ne prends pas mieux soin de toi, je vais vraiment m’inquiéter, d’accord ? »

                « J’ai dit que j’étais désolé. »

                « Mais je trouve que tu brilles vraiment quand tu fais autant d’efforts, et je n’ai pas envie de freiner tes progrès. Je t’observe, mais j’essaie de ne pas me mettre en travers de ton chemin. »

                « Si quelqu’un me permet d’avancer, c’est bien toi. » Insista-t-il. « Rien que le fait que tu t’occupes des repas, ça m’aide énormément. Je ne peux pas faire ça aussi bien que toi, après tout. »

                « C’est toi qui fais tout le travail, donc ce serait plus juste de dire que je fais juste ce que je peux pour t’aider… Donne le meilleur de toi-même, mais ne te surmène pas, d’accord ? »

                « J’essaierai de ne plus t’inquiéter. »

                Dorénavant, il ferait attention à ne plus s’endormir dans le bain. Il n’avait aucune envie de découvrir ce que ça faisait de se noyer.

                Amane ne voulait pas non plus voir Mahiru s’inquiéter et pleurer, alors il décida de mieux prendre soin de sa santé physique et de ne plus trop forcer.

                Mahiru semblait encore un peu sceptique, alors il continua de la rassurer doucement en lui caressant les cheveux.

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source : traduction anglaise officielle par Yen Press

lien : https://yenpress.com

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