Lord of Mysteries 2 Chapitre 471

La folie des grandeurs

Traducteur : Ych
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Angoulême, qui se dirigeait vers l’église Saint-Robert avec Imre et Valentine pour recueillir plus d’informations et recevoir les derniers ordres, se trouva soudain aveuglé par la lumière du soleil. C’était comme s’il avait été enveloppé dans l’obscurité pendant trop longtemps, luttant pour s’adapter à la luminosité soudaine.

Après quelques instants, ses coéquipiers et lui ont regardé vers le ciel.

À Trèves, où il faisait tard dans la nuit, la scène s’était transformée en un après-midi ensoleillé !

En sentant la chaleur du soleil, Angoulême n’arrivait pas à se débarrasser du frisson qui lui parcourait l’échine. Il sentait que le problème s’était considérablement aggravé et qu’une catastrophe se profilait à l’horizon.

En un clin d’œil, une série d’explosions retentit aux Docks du Rist, au Marché du Quartier du Gentleman, à la station de locomotives à vapeur de Suhit, ainsi qu’au dépôt et aux entrepôts avoisinants.

Des grondements tonitruants résonnent dans l’air. Même à distance, Angoulême et ses camarades sont témoins des flammes cramoisies et des structures en feu. Des coups de feu, des salves et des cris transpercent le chaos.

Tout le quartier du marché a plongé dans l’anarchie.

La rébellion militaire du Quartier éraste est-elle en train d’éclaircir les forces du Beyonder de Trèves pour soutenir l’insurrection dans le quartier du marché ? Il ne peut pas s’agir du même groupe responsable des grèves précédentes des docks et des usines à l’aube… Que se passe-t-il ? L’expression d’Angoulême se durcit et il change de cap, se hâtant vers l’épicentre des explosions les plus intenses.

Imre et Valentine le suivent de près.

Dans la salle de Bal Brise, le café du deuxième étage,

Gardner Martin a enfilé son armure intégrale blanc argenté et s’est positionné près de la fenêtre. Un sourire en coin se dessine sur ses lèvres alors qu’il observe Angoulême de François et son équipe quitter les lieux.

Le leader de la mafia de Savoie pouvait déjà imaginer le chaos qui régnait aux Docks du Rist, au Marché du Quartier du Gentleman et à d’autres endroits clés.

Sans réserve, il a dévoilé la puissance cachée de l’Ordre de la Croix de Fer et de Sang dans le quartier du marché, visant à semer un maximum de chaos en un minimum de temps.

Que ce soit “Blood Palm” Black qui supervise Le Marché du Quartier du Gentleman, Vincent Lorraine aux Docks du Rist, Parsifal qui gère le dépôt, ou Faustino, l’infiltré à la station de locomotives à vapeur de Suhit, chacun dirigeait une équipe dans des actes d’incendie criminel, de détonation d’explosifs, et de déchaînement de destruction et de carnage aveugle.

“Heureusement, nous étions bien préparés. Même si nous devions accélérer nos plans, nous pourrons toujours accomplir le rituel correspondant”, fait remarquer Gardner Martin au superviseur Olson, qui se tient non loin derrière lui.

Olson, qui ressemblait à un ours affamé, serrait sa petite valise brune, la voix indifférente lorsqu’il s’enquit : ” Tu n’as pas éliminé la démone ? ”

Gardner Martin grimace.

“Inutile de gaspiller des efforts pour une démone aussi stupide. Elle ne représente aucune menace réelle. De plus, l’abattre prendrait du temps, et tu connais leur formidable capacité de survie. Cela pourrait nous faire manquer le moment crucial.

“Quant aux autres qui causent des problèmes, j’ai dépêché Albus au camp militaire du Quartier éraste. Lumian…”

À la mention de Lumian, le sourire de Gardner Martin s’élargit.

Il souleva la visière de son casque, jetant une fois de plus un coup d’œil par la fenêtre.

Sous la lumière éclatante du soleil, les flammes du Marché du Quartier du Gentleman peignaient le ciel en cramoisi. Des cris, des pleurs, des coups de feu et des explosions résonnaient dans l’air.

Gardner Martin inclina son menton vers le haut, ferma les yeux et attendit avec satisfaction le déroulement du point culminant de la pièce.

Le rituel était sur le point de s’achever.

Dans le monde de la peinture, le soleil d’ouest dans le ciel a pris un réalisme accru, sa lueur fusionnant avec l’ombre faible dans une danse inquiétante.

Des transformations similaires se sont déroulées sur toutes les structures. Les vendeurs et les piétons dans les rues ont cessé d’être des figures sans vie, ils s’élancent maintenant frénétiquement dans le pandémonium, cherchant désespérément un refuge.

Le quartier du marché souterrain et son équivalent à la surface se transformèrent peu à peu en une existence tangible. L’un était maintenant baigné de flammes comme une peinture à l’huile, et les deux commençaient à se refléter l’un l’autre, s’entrelaçant comme des “projections” dans le monde des esprits.

Soudain, comme des objets illusoires se retournant, le quartier du marché peint émergea à la surface, rompant ainsi le lien qui l’unissait au reste de la ville de Trèves. L’authentique quartier du marché s’est transformé en une fresque murale à l’intérieur de la grotte, reliée au sous-sol.

Dans la ville actuelle de Trèves, la Salle de Bal Brise était plongée dans l’obscurité, ce qui atténuait les effets du sceau.

Dans cette obscurité, le géant à trois têtes et six bras, Lumian, adhérait à la porte énigmatique. Avec un grincement résonnant, elle s’ouvrit lentement, tachée de sang et de rouille rouge, révélant une crevasse apparemment embrasée par des flammes invisibles.

Rumble !

Trèves trembla de tout son long, et le ciel ensoleillé descendit dans un crépuscule orné de nuages enflammés.

Quartier éraste, Château du Cygne Rouge.

Le comte Poufer, tiré de son sommeil, s’éveilla en sursaut au milieu d’un rêve.

La lumière du soleil teintée de sang filtrait à travers les épais rideaux, accompagnée de cris cruels et frénétiques.

Le château beige, orné d’anciennes taches de sang, tremblait violemment, comme si une entité colossale sous le sol s’accrochait à ses fondations.

Poufer ressentit une invocation et une attraction magnétique venant des profondeurs de son âme. L’excitation peignit son expression tandis qu’il quittait précipitamment son lit et s’élançait hors de la chambre.

Dans sa hâte frénétique, il n’a pas mis de pantoufles et n’a pas changé sa robe de chambre en coton rouge foncé. Pieds nus, il sprinta dans le couloir, l’ourlet de son peignoir se balançant derrière lui.

Combien de nuits avait-il attendu ce réveil ?

Il signifiait la reconnaissance tant attendue de l’esprit résiduel de son ancêtre, l’accomplissement de la prophétie du mystérieux chef de l’Ordre secret, et l’aube de l’espoir pour la famille Sauron de retrouver sa force. Cela signifiait la fin de la malédiction qui hantait les autres Saurons et la promesse d’une renaissance !

Le comte Poufer comprenait les conséquences potentielles pour lui-même, mais il faisait face à la situation sans broncher ni hésiter.

Chaque membre de la famille Sauron, en choisissant de résider au château du Cygne rouge et de ne pas déménager après avoir atteint l’âge adulte, n’avait-il pas été mentalement préparé à ce moment ?

Devenir le réceptacle de la résurrection de leur ancêtre, fusionner avec lui, était un honneur pour chaque membre de la famille Sauron !

Descendant les escaliers, le comte Poufer pénétra dans le labyrinthe souterrain.

Dans l’obscurité derrière lui, une silhouette émergea des environs adjacents à l’escalier.

C’était Elros, vêtue d’une tenue de chasse beige, ses longs cheveux auburn attachés en queue de cheval.

La jeune fille, qui porte à la fois les lignées de Sauron et d’Einhorn, suivait son cousin à un rythme régulier, sa présence étant silencieuse mais profonde.

Dans l’appartement 601, 3 rue des Blouses Blanches, dans le quartier du marché.

Franca et Anthony Reid se retrouvent momentanément déconcertés en voyant le soleil apparaître et pendre bas à l’ouest.

Il est plus de 2 heures du matin. Quel soleil peut-il y avoir ?

Que se passe-t-il ?

Pourquoi ce phénomène étrange se produit-il ?

Leurs pensées ont été brusquement brisées par les réverbérations d’explosions et de coups de feu dans le quartier du marché. Anthony tremble visiblement, tentant instinctivement d’esquiver l’assaut imprévu.

Heureusement, ayant choisi de rester à Trèves plus tôt, il est parvenu à reprendre le contrôle plus efficacement que lors des épisodes précédents.

Un regard commun échangé entre Franca et Anthony révéla de la surprise, de la confusion et une inquiétude sous-jacente.

“La catastrophe a-t-elle frappé ?” Anthony Reid s’est interrogé d’une voix grave et résonnante.

Franca, les sourcils froncés, réfléchit : “Mais selon la prophétie du cadavre de Bouvard, la catastrophe était accompagnée de pluie et d’eau, et maintenant…”

Avant qu’elle ne puisse terminer sa phrase, sa spiritualité l’avertit de quelque chose à l’extérieur de la fenêtre.

Un fantôme incomparable s’est matérialisé dans le bâtiment d’en face, les deux silhouettes se chevauchant et se séparant rapidement.

Simultanément, une vague de vertige enveloppa Franca, comme si elle avait plongé en apesanteur et n’avait pas réussi à utiliser la chute de plumes d’un assassin.

Anthony Reid a ressenti la même chose. Il prit la parole d’un ton solennel,

“Un effet indiscriminé sur tout le monde ?

“L’effet d’un rituel ?

Un rituel pour déclencher la catastrophe ?

Alors que Franca envisageait de suggérer de quitter l’appartement pour s’approcher de la cathédrale du Fou aux Docks de Lavigny afin d’y voir plus clair, son attention fut attirée par les changements brusques de deux objets rangés dans ses poches cachées.

Elle a rapidement porté un jugement en se basant sur les endroits où ils se trouvaient.

L’un était la figurine de démone primordiale de la taille d’une paume, qui, même à travers les vêtements, dégageait une froideur anormale.

L’autre était l’ancien miroir d’argent provenant des souterrains, un objet lié à un monde de miroirs particulier. Il tremblait subtilement, comme s’il était agité ou en résonance avec l’environnement actuel et les objets proches.

Les yeux de Franca se sont rétrécis.

Avec les mouvements simultanés des deux objets, elle soupçonnait la présence d’un Beyonder de haut niveau de la voie des démones à proximité !

Dans le cloître du Sacré-Cœur, maintenant transformé en soleil, les pleurs continus d’un nourrisson emplissaient l’air.

Ces pleurs déstabilisèrent Madame la magicienne au visage étoilé, provoquant l’entrée et la sortie d’une multitude d’insectes en forme de porte. Mademoiselle Justice, la peau recouverte d’écailles d’un blanc grisâtre, fut contrainte de se calmer.

La lumière perçante du soleil obligea les deux détenteurs de cartes des arcanes majeurs à fermer instinctivement les yeux. Devant eux, des vides se croisaient et des couches de lumière stellaire bloquaient les flammes qui se propageaient “au loin”.

Ils n’ont que trop bien reconnu la force qui arrivait.

Il s’agissait de la puissance divine du Soleil éternel flamboyant !

Bien que ce véritable dieu ne soit pas physiquement descendu du monde des esprits dans la réalité, Dame Lune, qui avait nourri une divinité, et le nouveau-né qu’elle tenait, canalisaient indirectement une partie de sa force.

Le pouvoir d’un dieu !

Le Magicienne et la Justice, bien que luttant pour endurer, restèrent calmes. Ils savaient qu’ils n’étaient pas seuls.

En découvrant la cachette de Dame Lune dans le cloître du Sacré-Cœur, ils avaient anticipé le pire des scénarios.

Sur le Vengeur bleu aux Docks de Lavigny, Le Pendu Alger, paré d’une tenue de marin aux cheveux bleu foncé, s’est positionné à la proue du navire. Témoin de l’éclaircissement soudain du ciel et du soleil accroché bas à l’ouest, un mélange d’inquiétude et d’excitation l’envahit. Rapidement, il a pris un objet en sa possession.

Il s’agissait d’une carte représentant l’empereur Roselle, les mains levées et la tiare papale sur la tête. Derrière lui, la représentation montre des éclairs, des vents violents et des vagues tumultueuses.

La carte du Tyran !

L’une des cartes de blasphème créées par l’empereur Roselle…

Le pendu Alger avait fait un voyage spécial à Trèves, s’abstenant de participer à des opérations ailleurs, anticipant la pire des calamités !

Grâce à une communication préalable, à des empreintes préinstallées et à des prières adroites, il possédait, en tant que saint de la voie des marins, la capacité d’utiliser la carte du tyran. Celle-ci lui permettait d’exploiter temporairement le pouvoir de quelqu’un, permettant ainsi de résister au soleil dans le ciel sans mettre en péril la stabilité du monde astral.

Whoosh !

Alors qu’Alger incline la tête en signe de prière, la carte Tyran s’illumine et le ciel de Trèves s’assombrit. D’innombrables gouttelettes d’eau descendirent sur le sol sous la lumière du soleil.

De la pluie, un déluge de pluie torrentielle.


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Sigurd Goudard
1 mois il y a

Merci pour le chapitre

Someone
1 mois il y a

Aucuses a donc si peur d’Adam qu’il va jusqu’à s’allier aux divinités extérieures ?
Heureusement Leodero gère

Dernière modification le 1 mois il y a par
Someone
1 mois il y a
Répondre à  Someone

Réflexion faite, s’il faisais ça il sera rapidement éliminé par les autres séqences 0, il doit donc avoir un plan…

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