Catégorie : Supreme Magus

  • Supreme Magus Chapitre 04

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    Traducteur: TheCounterspell
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    Pendant ce moment là, Elina et Raaz (le père) retournaient à la maison. Après avoir entendu les cris désespérés de Lith, ils étaient revenus au pas de course pour s’assurer que tout allait bien.

    Quand il trouvèrent Orpal, sur le sol, vomissant, ils comprirent immédiatement. Ils avaient déjà des soupçons, car quand venait le tour d’Orpal de nourrir Lith, il était souvent plus affamé.

    Maintenant ils avaient une preuve. Mélangée au vomi, la soupe crémeuse se voyait comme le nez au milieu de la figure.

    Raaz devint rouge de colère.

    « Toi, petit… ! » Mais dû stopper sa phrase, ses autres enfants arrivants.

    « Je suis vraiment très *déçue* de toi, Orpal. »Dit Elina, voyant que son mari était trop énervé pour parler clairement.

    * « A partir de maintenant, Elina sera la seule qui nourriras Lith. Tu peux prendre ses tours de travail à l’écurie. Je pense que même toi n’iras pas manger le foin des bêtes. »*

    « Mais maman… » Orpal dit, essayant de se défendre. Il détestait les vaches et leur odeur.

    * « Pas de MAIS, jeune homme ! »* Raaz hurla. * « Et ce n’est pas une punition suffisante ! Elina, peux-tu préparer un nouveau bol pour Lith et partager entre nous la part d’Orpal ! Il doit apprendre que les mauvaises décisions ont des conséquences ! »*

    Il parlait trop vite pour Lith et utilisait trop de mots inconnus. Mais Orpal avait pali, alors ce serait sûrement des bonnes nouvelles.

    Orpal commença à s’excuser en pleurant, mais Lith s’assura de pleurer plus fort. Raaz et Elina ignorèrent les gémissements d’Orpal et l’envoyèrent prendre soin des animaux.

    Après avoir été nourri avec une généreuse part de soupe et de lait, Lith put enfin se concentrer sur ce qui était arrivé. Après des jours d’essais et d’erreurs, il avait saisi les bases de cette nouvelle capacité et avait une vue plus profonde de la magie.

    Lith avait découvert que quand il lançait un sort élémentaire, le sort consistait en trois étapes. La première était l’émission de mana, puis il devait le mélanger avec l’énergie magique élémentaire qu’il essayait de manipuler. La dernière étape était la plus dure : contrôler le sort et ses effets.

    La magie de l’esprit (ou magie spirituelle) ne passait pas par la seconde étape. La magie spirituelle n’utilisait que son propre pouvoir à elle, sans s’embarrasser des énergies élémentaires. Cela rendait cette magie plus difficile que toutes les autres magies qu’il avait pratiqué et beaucoup plus consommatrice de mana.

    Cela requérait également plus de concentration comparé à la magie classique. Le mana pur n’a pas de forme, il n’avait en conséquence pas l’appui de la vision pour manipuler ses effets.

    Tout dépendait de sa volonté et de son imagination. Plus son image mental de l’action qu’il voulait que le mana accomplisse était claire, meilleur était le résultat.

    Cependant, la portée de la magie spirituelle était vraiment limitée et pouvait à peine atteindre une distance d’un mètre de rayon.

    En dépit de toutes ses limitations, Lith commença à pratiquer uniquement la magie spirituelle. La dernière découverte était que chaque avancée dans la magie spirituelle était bénéfique pour toutes les magies élémentaires.

    Il n’avait pas besoin de séparer son entraînement entre les différentes disciplines maintenant. Ses progrès avançait à pas de géants comparé à avant.

    De temps en temps, il utilisait tout de même un sort élémentaire pour vérifier ses progrès, atteignant un nouveau niveau de connaissance de cet élément.

    Les progrès que faisait Lith lui permirent également d’améliorer sa technique de respiration.

    À travers l’Accumulation, il pouvait désormais observer les changements de taille de son noyau mais   également percevoir les fluctuations et quantités de mana contenues dans son corps.

    En utilisant l’Accumulation, il nourrissait son noyau de l’énergie environnante, lui permettant d’augmenter de la taille d’une tête d’épingle à une bille de verre.

    Une fois que son noyau de mana atteignait la taille d’une bille, d’autre progrès ne pouvait être fait qu’après que le corps ait compressé la bille en une tête d’épingle.

    Lith n’avait aucune idée de comment le phénomène fonctionnait et n’avait trouvé aucune piste. Le noyau de mana et le corps devait travailler main dans la main, il n’y avait pas de raccourcis.

    Les « goulots d’étranglement » advenaient lorsque Lith essayait d’utiliser Accumulation alors que son noyau de mana était encore au sommet de sa taille. L’énergie environnante était alors rejetée par le noyau de mana, se déversant sans contrôle à travers son corps et l’endommageant.

    En continuant de subir ces cycles d’expansions et de compressions, sa réserve de mana était déjà incomparable à quand il était juste un nouveau né.

    Après avoir découvert et pratiqué la magie spirituelle, Lith avait un bien meilleur contrôle de son mana à l’intérieur et extérieur de son corps.

    Il réussit à modifier la technique Revigoration. Quand il respirait et s’imprégnait du mana ambiant, il le mélangeait avec le sien, dépassant ainsi ses limites temporairement.

    Ensuite, il dispersait l’énergie résultante, la déplaçant du plexus solaire vers l’extérieur de son corps jusqu’à ce que même les poils sur sa peau débordent de mana.

    Depuis qu’il avait inventé la Revigoration, il avait remarqué des changements dans son corps. Lith supportait mieux le froid et le chaud et tombait plus difficilement malade.

    Quand toute sa famille attrapait froid, il n’avait pas de symptômes ou alors ils disparaissaient très vite.

    A moins que ce ne soit que des coïncidences, améliorer Revigoration est le seul moyen que j’ai à ma disposition pour tempérer mon corps. Si je ne me trompe pas, cela veut dire que je peux l’utiliser comme une béquille jusqu’à ce que je devienne assez grand pour les activités physique. Pensa t-il.

    Avec un peu de chance, cela devrait aussi m’aider à surmonter plus vite mon blocage dans les périodes de « goulot d’étrangement ». C’est un pari, mais il ne devrait pas me faire de mal. De plus, entre la faim et le goulot d’étranglement, je ne peux pas faire grand-chose en tant que bébé de sept mois.

    Quant à sa famille, elle connu également quelques changements au cours des mois suivants.

    Après l’incident de la soupe avec Orpal, un clivage s’est ouvert entre les frères. Lith, tout comme son frère, était vengeur par nature.

    De temps en temps, quand Orpal était énervé, il appelait « sangsue » Lith, comme il le faisait toujours dans sa tête.

    À chaque fois que sa langue fourchait, cela lui valait une bonne réprimande, voire une fessée quant il essayait de se justifier.

    Orpal blâmait Lith pour tout ses malheurs. Le petit avorton rigolait toujours lorsqu’il vivait des temps dur.

    A l’inverse, la relation entre Lith et ses parents ne fit que s’améliorer.

    Il avait commencé à bafouiller des mots de bébé, s’assurant de dire « Mama » quand Elina l’embrassait et « Paha » quand Raaz s’approchait de lui.

    Si ce monde est un tant soit peu similaire au moyen âge sur Terre, c’est mieux de rester dans les bons papiers de mes vieux jusqu’à ce que je soit autosuffisant. C’était le résonnement de Lith.

    Depuis sa première vie, il avait toujours peur de la figure paternelle, et son père et lui ne se voyait que rarement car Raaz était toujours occupé et laissait sa fille aîné et sa femme passer le plus clair de leur temps avec le bébé.

    Pour sa défense, il supposait à tord que Lith était trop petit pour le remarquer et qu’ils auraient le temps plus tard de se rattraper comme avec ses autres fils.

    Raaz aimait sincèrement Lith et il n’avait jamais cessé de l’impressionner. Il ne se souvenait pas d’une fois ou Lith avait pleuré sans raison, même quand il faisait ses dents.

    Si quelqu’un heurtait son berceau ou élevait la voix alors qu’il dormait, il ne faisait pas un bruit, il regardait juste autour de lui puis se rendormait.

    Lith aimait de plus en plus Rena, elle était plus comme une tante aimante qu’une sœur pour lui. Il pouvait se voir en elle, prenant soin de son petit frère comme il l’avait fait avec Carl.

    Il aimerait pouvoir exprimer son affection mais tout ce qu’il pouvait faire était de sourire et de rire dès qu’il la voyait et de l’appeler « Lala ». Elle était dans les faits la seule autre que ses parents à avoir eu son nom (ou ce qu’il devrait être) prononcé par lui.

    Ce n’était pas grand-chose mais cela signifiait beaucoup pour elle.

    Et puis, le temps passa. Six mois après son arrivé, Lith avait été déposé au sol pour la première fois et avait commencé à ramper sous une surveillance strict. À neuf mois, il  commença à marcher et passa des mots de bébé à des vrais.

    Le jour de son anniversaire, après avoir découvert que ce monde fête les anniversaires également, il s’autorisa à utiliser des phrases simples et poser des questions pour compléter son vocabulaire.

    Ne savant rien sur les bébé, il était très stressant de trouver le bon moment pour chaque petite avancée. Par chance, Lith pouvait avoir recours à la triche pour « apprendre » à faire quelque chose. Il était déjà capable de comprendre la majorité de ce qu’il entendait, et était donc très ouvert aux « suggestions ».

     Si Elina s’inquiétait qu’il ne dise pas « Maman » plutôt que « Mama », il attendait quelques jours avant de le faire. Si Raaz l’encourageait à courir vers lui, il le faisait.

    Le vrai problème était de faire attention à tout ce que Raaz, Rena et Elina disaient tout en semblant ne pas notifier leurs discussions.

    Un autre problème était qu’ils l’avait laissé libre d’errer dans la salle à manger, lui donnant des jouets en bois et espérant qu’il les utilise et explore les alentours.

    Lith connaissait déjà la salle à manger, tout comme le dos de ses mains, et il n’y avait d’ailleurs pas grand-chose à voir. Il devait tout de même prétendre être curieux à ce sujet.

    C’était la chose la plus dure qu’il ait jamais fait depuis qu’il était redevenu un bébé, et cela le terrifiait à mort. Il ne savait pas comment un enfant devait explorer un environnement si ennuyeux et sa paranoïa de griller sa couverture lui donnait des sueurs froides.

    Voir l’attente dans leurs yeux, il commença par la chose la plus proche, la cheminée. Le feu n’était pas allumé, les bûches étaient froides et couverte de cendre.

    Quand il en fut trop près, Raaz le stoppa.

    « C’est la cheminée. Maintenant c’est tranquille, mais le feu est méchant. Le feu fait mal. Ne touche pas, jamais. »

    Lith le regarda, apparemment confus, avant d’essayer de mettre sa main dans les cendres. Raaz attrapa sa main et la bloqua.

    « Le feu est méchant. Ne le touche pas. Jamais. » Répéta son père.

    Lith regarda fixement dans ses yeux, comme s’il était perdu dans ses pensées avant de demander : « Feu méchant ? »

    « Oui, très méchant »Répéta Raaz en hochant de la tête.

    « Okay. » Lith s’éloigna de la cheminée et se rapprocha de la table. Quand il essaya de grimper sur une chaise, manquant de peu de tomber avec elle, Elina courut à sa rescousse.

    Bon sang, ce petit aime le danger. » En voyant leur expression de plus en plus inquiète, Lith pensa avoir trouvé la solution à ses tourments.

    Il continuerai de se mettre en danger, essayant de gripper sur la table ou de fouiller dans les pots et les couteaux de cuisine.

    Ils décidèrent très vite que le temps de l’aventure était terminé et le firent s’asseoir sur un vieux tissu étalé sur le plancher en bois. Ils lui donnèrent des jouets avec lesquels s’occuper pendant qu’ils se remettaient du stress.

    Il avait un petit cheval en bois, une sorte de chariot et un chien très étrange. Jouer était plus facile pour lui. Lith n’avait pas besoin de créer des histoires ou d’expliquer ce qu’il faisait.

    Il pouvait juste utiliser ce temps de jeux pour pratiquer la magie. Lith n’utilisait en fait jamais ses mains mais la magie qui faisait léviter les objets le plus près possible de ses doigts.

    Il aimait vraiment ces moments. Lith pouvait ouvertement se réjouir, pousser un cri ou rire, en raison de ses découvertes liées à la magie, à tout moment. Ses parents n’y verraient là qu’un enfant perdu dans son imagination.

    « Qui aurait pu imaginer qu’un petit bonhomme si sage aurait une imagination si débordante. »Dit Raaz avec un large sourire de fierté sur son visage.

    « Regardez-le. Il n’a que quelques vieux jouets, pourtant on dirait qu’il a le monde entier dans le creux de sa main. »

  • Supreme Magus Chapitre 03

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    Traducteur: TheCounterspell
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    Dans les semaines qui suivirent, les journées de Lith étaient rythmées par une routine stricte.

    Pendant la journée, quand il était tout enveloppé, il ne se concentrait que sur les techniques de respiration et sur l’apprentissage de tout ce qu’il pouvait sur sa famille et leur langage.

    La nuit, il pratiquait la magie jusqu’à ce que l’épuisement l’endorme. Puis quand il se réveillait le matin, il continuait jusqu’à ce qu’Elina se lève.

    Plus d’une fois, il essaya de faire une pause, mais elle ne durait que peu de temps. Vivre en tant que bébé n’était pas facile. Au contraire c’est très stressant.

    Il ne pouvait pas dire les mots qu’il avait déjà compris pour ne pas effrayer sa famille. Il ne pouvait pas bouger. Il ne pouvait rien faire d’autre que regarder, dormir, manger et délivrer des petits cadeaux.

    Il n’était pas habitué à être si inutile et dépendant des autres pour de si petites choses. Trop de temps libre l’amènerai au bord de la folie.

    En conséquence, il s’entraînait, s’entraînait, essayant de s’adapter à sa nouvelle réalité sans trop réfléchir à l’absurdité et à l’irrationnel de sa situation.

    Les pouvoirs de Lith augmentaient, tout comme son contrôle sur la magie. Après quelques semaines, il se sentait assez confiant pour essayer la magie de terre et d’eau.

    Il faisait toujours très attention ; ne conjurait jamais plus que quelques gouttes d’eau ou qu’une poignée de terre. Il découvrit qu’il était possible de faire léviter les matériaux dans l’air, en changeant leur taille et leur forme, ce qui utilisait du mana.

    Après ça, il changea son entraînement de nuit, se concentrant davantage sur le contrôle plus que la puissance.

    Sa réserve de mana était très limitée. Il préférait donc lancer peu de sorts mais plus élaborés et sans erreurs plutôt que de jouer sur la quantité et risquer de griller sa couverture.

    Peu importe à quel point la magie était commune, Lith pensait que le fait qu’un bébé la pratique serait pour le moins choquant, si ce n’est terrifiant.

    Lith avait peur d’être abandonné par sa famille ou pire, tué.

    Il était d’autant plus terrifié par la mort, puisqu’il avait dorénavant quelque chose à perdre. Quelles étaient ses chances de renaître au sein d’une famille aimante dans un monde doué de magie ?

    Zéro, aucune, nul, impossible.

    Il ne devait pas montrer ses atouts prématurément. Avant de révéler ne serait-ce qu’un soupçon de ses talents, il devait connaître les standards de ce monde.

    A quel le point le talent magique est considéré comme bon ? Où se trouve la ligne qui sépare le génie du monstre ?

    Son esprit était le nid de toutes ses pensées inquiétantes, et seul l’entraînement lui permettait de se vider la tête.

    Après trois mois, il était devenu assez bon magicien pour essayer la magie silencieuse de feu sur la cheminée.

    Le feu était déjà allumé, et alors que tout le monde était occupé à parler ou à prendre le petit déjeuné, il essaya de faire danser les flammes selon sa volonté.

    Cela se solda par un échec. Son mana n’avait aucune influence sur les flammes à cause de la distance qui le séparait de l’âtre et de la puissance des flammes.

    Il continua tout de même d’essayer car il pouvait ressentir le flot de magie qui s’écoulait de son corps jusqu’au foyer. Cela lui faisait un bon entraînement pour sentir le mana et l’expulser de son corps avec la plus grande portée possible.

    Le seul point négatif de cet entraînement était que Lith devenait vite affamé. Heureusement, il n’était pas le premier glouton d’Elina qui n’était jamais à court de lait.

    Un autre mois passa, et Elina commença à le sevrer.

    Cet évènement marqua un tournant dans sa vie pour deux raisons. La première était que Lith remarqua que la nourriture n’était pas abondante dans cette maison. Malgré son vocabulaire limité, il pouvait lire l’anxiété sur le visage de ses parents à chaque fois qu’il devait être nourri.

    Bien qu’il soit toujours un misanthrope cynique au cœur froid, Lith ne pouvait s’empêcher de se sentir coupable à ce sujet.

    Ils l’aimaient comme leur enfant, alors que lui les considérait comme des hôtes, tel un parasite. Les seules exceptions étaient Elina et Rena sa grande sœur, la seule qui, à part sa mère, prenait soin de lui.

    Avec le flot d’amour, d’affection et d’attention dont il faisait constamment l’objet, ils commencèrent à faire craquer la coquille émotionnelle que Lith s’était forgé. Plus il passait de temps avec eux, plus il les considérait comme sa famille plus que de simples personnes à manipuler.

    Finalement, il limita sa quantité d’entraînement pour ne pas augmenter la précieuse quantité de nourriture qu’on lui donnait.

    Mais cela lui demanda de la réflexion, car manger trop peu ne ferait qu’inquiéter davantage ses parents.

    La seconde raison fut des découvertes qui changèrent son monde.

    Être forcé de limiter son entraînement amena Lith à pratiquer la technique de respiration qu’il avait nommé « Accumulation » pour combler son temps libre.

    De cette façon, son énergie intérieur qu’il avait pour habitude d’appeler : « noyau de mana », augmenta au point de se heurter à un maximum, une sorte de goulot d’étranglement.

    Apparemment, son corps n’était pas assez grand et/ou assez fort pour contenir une plus grande quantité de mana.

    Lith ne l’avait jamais remarqué car son corps de bébé grandissait rapidement et qu’il n’avait eu auparavant que très peu de temps pour développer son noyau de mana.

    Alors, sans qu’il s’en aperçoive, son corps et son noyau de mana s’étaient développé en même temps. Mais maintenant, la balance avait été brisé, et pratiquer l’Accumulation réduirai en cendres chaque fibre de son corps. Il fut donc forcé de s’arrêter.

    Heureusement pour lui, il était toujours bien nourri et se développait vite, il ne serait donc pas retenu très longtemps par ce « goulot d’étranglement ».

    Une deuxième découverte résultat de son arrêt dans la pratique de la magie et de l’Accumulation.

    Alors qu’il étudiait le statut de son goulot d’étranglement, il découvrit qu’il était possible de modifier la technique de respiration en supprimant l’étape d’apnée. De cette façon, l’énergie extérieur entrait et sortait de son corps, le revigorait comme une bonne nuit de sommeil.

    Lith nommât cette technique : « Revigoration »

    Après de nombreux essais, il découvrit que le mana environnant pouvait lui permettre de rester éveillé quelques jours tout au plus mais pas indéfiniment.

    A chaque fois qu’il utilisait Revigoration, l’effet énergisant durait moins longtemps que la précédente fois, seul le sommeil redonnait à la technique de récupération toute sa puissance.

    Ceci dit, la découverte la plus importante fut faite par chance.

    Après avoir ajusté sa consommation de nourriture, le plus grand ennemi de Lith était devenu la faim. Pas le léger appétit qui peut être fixé par une barre chocolatée ou la faim ressenti après une matinée bien remplie.

    C’était le type de faim qui ne part jamais, toujours cachée, même après un repas. Même si Lith n’était pas affamé, c’était quelque chose qu’il n’avait jamais vécu.

    Parmi tous les malheurs de sa première vie, la nourriture n’avait jamais été un problème. Il avait toujours été capable de manger à sa guise, se permettant même d’être pointilleux sur la nourriture. Mais là, il était si affamé qu’il mangeait chaque plat avec avidité jusqu’à la dernière miette, et si son corps lui avait permis, il aurait léché les plats.

    Dans les bons jours, quand les portions étaient plus grandes, c’était un bruit de fond, ennuyeux mais facilement ignorable. Pendant les mauvais jours, soit parce que les rations étaient plus petites, soit parce qu’il s’était adonné à la pratique de la magie trop intensément, cela devenait une grosse épine dans sa tête.

    Parfois, il avait si faim qu’il en avait des maux de tête toute la journée, se sentant souvent étourdi et incapable de se concentrer. La nourriture était alors la seule chose à laquelle il pouvait penser ou rêver.

    Évidemment, il n’était pas le seul à avoir faim dans la famille. Hormis Elina, seul Orpal et Rena étaient chargé de le nourrir.

    Et tandis que Rena avait un grand cœur et s’efforçait d’être comme sa mère, Orpal était de plus en plus affamé. Il rêvait des jours ou lui et sa sœur jumelle était les seuls enfants de la famille.

    Maintenant, il devait non seulement se battre pour l’attention de ses parents mais également pour la nourriture et les habits.

    Avant il avait une chambre pour lui tout seul, mais maintenant il devait la partager avec Trion. Et ce n’était qu’une question de temps avant que Lith ne vienne lui prendre le peu d’espace qu’il lui restait.

    Orpal n’arrivait pas à comprendre pourquoi une famille si pauvre que la leur continuait à faire des enfants.

    C’était l’hiver, il n’y avait pas beaucoup de travail disponible. Par conséquent, il n’y avait que très peu d’occasion de regarnir les placards et cela durerait jusqu’au printemps.

    L’hiver est la pire des saisons pour les familles de fermier car il faut, en plus des enfants et des parents, nourrir les bêtes.

    Orpal était malade de voir Lith engloutir toute la nourriture au point de l’appeler « Sangsue ».

    Du coup, quand venait son temps de nourrir la petite vermine, il prenait quelques cuillères pour lui. Mais Lith ne se faisait pas avoir si facilement.

    Dès qu’il voyait que la cuillère ne lui était pas destinée, il commençait à crier follement, ce qui attirait Elina et ruinait les plans d’Orpal.

    Lith ne criait que lorsqu’il avait besoin d’être nourrit ou que l’on change ses couches. Ce qui rendait ses parents à la fois heureux et anxieux qu’il ne crie en cas de danger. Du coup, lorsqu’il criait, ils le prenait très au sérieux.

    Ce jour là fut un très mauvais jour pour Lith. Il était affamé à cause de sa poussée de croissance et c’était au tour d’Orpal de le nourrir.

    Ses deux parents étaient dehors. Une des vaches semblait souffrir du froid.

    Orpal prit le plat plein de soupe crémeuse prévu pour le bébé et avala une cuillère.

    Lith commença immédiatement à crier mais il n’y avait personne pour l’entendre.

    « Pleure autant que tu le souhaite, sangsue. » Lith était maintenant capable de comprendre la plupart des mots communs mais également l’insulte d’Orpal. « Aujourd’hui c’est juste toi et moi. Pas de maman dans son armure de chevalier blanc pour te sauver. » Après avoir dit ça il ingurgita une autre cuillerée.

    Lith se sentait devenir fou. Encore une fois il était impuissant. Sa prétendue magie était inutile dans ce moment où il en avait besoin ? Que pouvait-il vraiment faire sinon griller sa couverture ?

    Le ventiler ? Le mouiller ? L’utilisation du feu était trop dangereuse. Un seul repas ne vaut pas une maison.
    La faim de Lith le rongeait, amplifiant sa colère et la faisant atteindre des sommets qu’il ne pensait pas possible.

    Espèce d’enfoiré! Il hurla intérieurement. Tu te sens bien de voler un enfant ?

    Puis il vit la troisième cuillère voler vers le visage suffisant d’Orpal. Une bonne moitié de son repas était perdu pour lui.

    La colère de Lith atteint un nouveau sommet, sa haine brûlait comme du feu.

    Tu n’es pas mon frère ! Il criait dans sa tête. Tu n’es rien de plus qu’un fieffé voleur. Ordure !

    Puis, à la place d’une résonance, il sentit quelque chose se briser en lui, comme un barrage qui ne pouvait plus retenir les eaux déchaînées.

    J’ESPÈRE QUE TU VAS T’ETOUFFER AVEC CETTE CUILLÈRE, SALE ENFOIRÉ ! Lith agita son bras vers Orpal dans une lutte finale, et c’est ainsi que ça arriva.

    Lith senti le mana irradier de son corps, atteignant la cuillère, déjà dans la bouche d’Orpal, et l’enfonçant, puissamment.

    Orpal commença à s’étouffer, et après avoir retiré la cuillère de sa gorge, il recracha le contenu de ses intestins.

    Lith était bouche bée, à tel point qu’il en oublia sa colère comme sa faim.

    Il avait découvert quelque chose de merveilleux, un pouvoir que personne d’autre dans sa famille ne semblait posséder.

    Lith avait découvert la magie des esprits !

  • Supreme Magus Chapitre 02

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    Traducteur: Counterspell
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    Le premier jour de Derek en tant que bébé fut calme, mais était loin d’être ennuyant. Il n’avait aucune responsabilités. Tout ce qu’il avait à faire était manger, dormir faire ses besoin et occasionnellement le rot du bébé et le suçage de pouce habituel.

    Cela lui laissait tout le temps dont il avait besoin pour penser à son future.

    Sur Terre, ce n’était un mystère que les enfants avaient un plus grand potentiel que les adultes lorsqu’il s’agit d’apprendre ; et vu que sa famille semble humaine, ou tout du moins similaire, il pouvait espérer que ce fait était également vrai dans cette dimension.

    De ce qu’il pouvait voir, son corps ne présentait pas de différence de celui d’un bébé standard sur Terre. Il pouvait entendre les battements de son cœur et voir sa poitrine se soulever à un rythme régulier.

    Même son appareil reproducteur était tel qu’il le connaissait.

    La même chose pouvait être dite de sa famille. Si ce n’est l’existence de la magie, il aurait simplement pensé qu’il avait voyagé dans le temps. Mais les choses n’étaient clairement pas si simples.

    Derek avait rapidement renvoyé toutes les questions telles que « A quelle espèce j’appartiens ? ».

    L’un des avantages d’être un bébé est que l’ignorance était parfaitement acceptable, le moment venu, quelqu’un lui apprendrait.

    Il a déterminé qu’il avait deux priorités : premièrement, apprendre leur langue. Tous les bébés sont supposés apprendre leur langage natif, et il n’avait que peu de temps avant d’être considéré comme un attardé. Donc il ne pouvait pas se relâcher.

    Sa deuxième priorité était de comprendre le fonctionnement de la magie, ou tout du moins les bases. Ceci aussi avait une limite dans le temps, il devait optimiser son potentiel d’apprentissage avant que son cerveau n’ait fini de grandir.

    Après ça, il ne serait pas différent de n’importe qui d’autre avec le même talent et disposition pour la magie.

    Il a fait de la magie sa première priorité. Être considéré comme un faible d’esprit ou un attardé était bien mieux que d’être obligé de faire un autre tour de réincarnation.

    Derek a passé son premier jour dans ce nouveau monde avec sa mère dans un lit tandis que son père dormait et se reposait dans la chambre des garçons.

    Quand quelqu’un lui parlait, il faisait très attention, et essayait de comprendre des mots courant ou expressions.

    Le reste du temps (quand il ne mangeait pas, ni que l’on changeait sa couche), il essaya de lancer l’un des trois sorts qu’il connaissait : Ekidu, Vinire Lakhat et Vinire Rad Tu.

    Chaque essai était un échec. Il ne pouvait pas ressentir même une once du pouvoir en lui. En comparant ce qu’il avait vu avec ce qu’il savait de Earth’s Dungeons & Looting, ces sorts avaient clairement une composante verbale.

    Mais ce n’était pas tout, où tout du moins il l’espérait. Autrement, tous ses efforts seront inutiles jusqu’à ce qu’il soit capable de parler.

    Échec après échec, son anxiété grandissait. La peur de l’inconnu et du lendemain a commencé à s’accumuler. Le fait de se faire dessus, usant couche sur couche n’aidant pas à la concentration.

    Heureusement, sa mère ne lui portait que de l’amour et de l’affection, ce qui rendait ses journées un peu moins inutiles d’être vécues. En dépit de ses préjugés sur les mères dues à sa précédente vie, Elina le faisait se sentir aimé et protégé, et ce n’était pas mal du tout.

    Le résultat de son premier jour était zéro progrès dans la magie comme dans le langage, si ce n’est l’apprentissage de son nouveau nom :Lith.

    Le second jour à bouleversé son monde.

    Elina, montrant la force d’un bœuf sauvage, a décidé qu’elle en avait assez de se reposer et s’est levée pour aider à faire les tâches quotidiennes.

    Lith a donc eu l’occasion de regarder sa silhouette complète. Malgré avoir accouché la veille, c’était une belle femme d’une vingtaine d’années. Elle était définitivement bien dotée dans tous les bons endroits, avec un corps en forme affiné grâce à un travail acharné.

    Ses long cheveux descendaient jusqu’au bas de ses omoplates et étaient d’une belle couleur marron clair avec des nuances de rouge disséminés un peu partout.

    La lueur des bougies fit sembler que des flammes dansaient dans sa chevelure.

    ‘Voir ma mère avec les cheveux détachés dans une journée ensoleillée doit être un spectacle à voir.’ Pensa Derek.

    Peut-être était-ce parce que Lith était encore un bébé ou du au lien mère-fils, mais Lith se sentait profondément fière de sa mère.

    Il a également découvert qu’elle n’utilisait pas de sous vêtement.

    Une fois qu’elle eut fini de s’habiller, Elina drapa Lith, lui rendant impossible le moindre mouvement. Puis Elina le plaça sur sa ceinture, l’utilisant comme un berceau, ce qui lui permettait de le porter facilement avec un seul bras et quasiment sans effort.

    Elle sortit de la pièce et trouva sa fille aîné, Réna, en train de jouer avec la cheminée.

    * « Au nom de la Grande mère, qu’es ce que tu penses faire Rena ? Le soleil n’est même pas encore levé, tu devrais dormir. Tu sais que tu n’es pas autorisé à jouer avec le feu ! »*Dit-elle dans un souffle, essayant de ne pas réveiller la maison.

    * « Je suis désolée maman. Je voulais juste vous faire à tous une surprise. Je voulais que vous vous réveilliez dans une maison déjà chauffé et avec le petit déjeuné prêt. » Le visage de Rena montrait qu’elle était sincère.

    * « « Il n’y a pas besoin de s’inquiéter, petite abeille idiote. Ta mère est une pro avec les enfants. »* Elina lui répondit en lui ébouriffant les cheveux.

    Rena, ainsi que son frère jumeau Orpal était l’aîné. Elle avait six ans et ses cheveux blond avec des nuances de noir était la raison de son sobriquet. (Petite abeille)

    Elina l’éloigna de la cheminée, allumant le bois d’un coup de doigt.
    « Infiro »

    ‘Bon dieux !’ Lith se réjouit. ‘J’ai a nouveau eu cette sensation bizarre que je ressens quand je découvre un nouveau type de magie. Ça prouve que je ne l’imaginais pas.’

    Elina demanda à Rena d’ouvrir les volets pour laisser passer la faible lueur du jour naissant pendant qu’elle préparerait le petit déjeuné.

    Elina prit de nombreux légumes d’un placard et commença à les couper à l’aide d’un couteau de cuisine.
    Certains avaient une apparence familière à Lith, comme des pommes de terre et des carottes aux couleurs étranges. Les autres étaient tous un mystère.

    L’idée d’avoir un petit déjeuner similaire donna à Lith envie de pleurer. Dans sa vie passée, il n’aimait pas les légumes et leurs goûts fades. De plus, peu importe la quantité qu’il mangeait, l’heure suivante il avait de nouveau faim.

    Elina jeta tout dans un chaudron en cuivre et, à l’aide d’un crochet, le suspendit à une barre de métal au-dessus du feu.

    Lith et Rena était émerveillé, pour de bien différente raisons.

    Pour Lith, cela signifiait espoir. Les sorts pouvaient être lancés sans utiliser de mot ou de geste précis de la main. Cela lui prouvait qu’il avait une vraie possibilité de s’entrainer même en étant un bébé.

    Pour Rena, c’était un motif de fierté. La magie était courante, mais à chaque fois qu’Elina lançait un sort silencieux, c’était comme regarder un grand mage au travail.

    * « Tu es si forte maman ! »*Les yeux de Rena étaient emplis d’admiration. * « Serais-je un jour aussi forte que toi en magie ? »*

    * « Bien sûr que tu le seras petite abeille »* lui répondit Elina avec un sourire avant d’ajouter intérieurement : après plusieurs années d’entrainement quotidien.

    Après un moment, tout le monde se leva pour prendre le petit déjeuné ensemble. La famille était constituée de Elina (la mère), de Raaz (le père), de deux filles (Rena et Tista) et de deux garçons ( Orpal et Trion).

    Lith établit avec certitude déprimante qu’il n’y avait pas de salle de bain à l’intérieur.

    De ce qu’il pouvait voir, la maison était formée d’une grande salle qui faisait office de salle à manger, de cuisine et de garde-manger. Trois salles étaient connectées à cette pièce par des portes qui menaient aux différentes chambres, sinon, rien d’autre.

    Le petit déjeuné fut plutôt calme, donc Lith n’eut aucun mal à entendre la formule pour la magie de l’eau quand son père rempli les cruches.

    « Jorun ! »

    Après que tout le monde soit retourné à leur routine quotidienne, Elina s’assit avec le bébé dans un fauteuil à bascule.

    Pendant le matin, Lith eu le plaisir de découvrir que, dans ce nouveau monde, toutes les corvées telle que laver la vaisselle se faisait en usant de magie.

    Depuis son fauteuil à bascule, Elina remua simplement un index tout en récitant : « Brezza ! » pour créer trois petites tornades qu’elle déployait afin de collecter et de supprimer la poussière.

    Si quelqu’un devait salir le sol avec de la terre ou de la boue, un simple coup de poignet et le mot : « Magna ! » renvoyait les saletés par la où elles étaient rentrées.

    Lith était ravie de voir à quel point l’usage de la magie était courante. Tout le monde dans la famille, même les plus jeunes, utilisaient la magie pour rendre la vie plus facile.

    Quand l’heure de se coucher arriva, Lith mourrai d’envie d’essayer un peu de magie. Il avait attendu si longtemps que ses mains et ses pieds soit finalement libres.

    Elina s’endormit presque instantanément, pourtant, Lith était si impatient qu’il eu l’impression d’avoir attendu des heures.

    Après un jour entier de réflexion, il avait décidé de ne pratiquer que la magie de l’air, au moins jusqu’à ce qu’il soit plus confiant en sa capacité à contrôler la magie.

    Le feu était trop dangereux pour un novice tandis que l’eau et la lumière pourrai facilement réveiller sa mère. Lith ne repérait aucune saleté dans la pénombre de la pièce et décida donc de ne pas utiliser la magie des ténèbres jusqu’à ce qu’il en ait une meilleur compréhension.

    Donc, il a essayé de faire tournoyer son bras tout en disant : « Eaa ». Rien ne se passa.

    Lith essaya de nombreuse fois mais ne fit face qu’à des échecs, il abandonna donc. Il ne savait pas combien de temps son corps de bébé pourrait tenir avant de s’endormir, il commença donc à réfléchir plutôt que de désespérer.

    La magie était courante. Quand il avait entendu pour la première fois une formule magique quelque chose avait résonné en lui. Comme si une connexion s’était établie entre lui et l’énergie magique.

    Ce n’était que des faits positifs, mais il n’arrivait pas à trouver un sens à ses échecs répétés. Il n’avait jamais pensé réussir du premier coup, mais il pensait que quelque chose se serait manifesté.

    Un tout petit courant d’air, une étincelle de lumière, n’importe quoi.

    Il recommença à penser à quand la guérisseuse l’avait remplie de pouvoir. Ce sentiment n’était pas nouveau pour lui, mais il ne l’avait jamais ressenti aussi intense.

    Lith cherchait dans sa mémoire jusqu’à ce qu’il trouve la réponse. C’était la même sensation que quand il avait commencé le ju-jitsu et les techniques de respirations.

    ‘Bon, je n’ai rien a perdre. Faisons un essai.’

    Lith inspirait à travers son diaphragme tout en relâchant l’anus pour attirer l’énergie du monde en lui.

    Puis il contractait l’anus en retenant sa respiration quelques secondes pour laisser l’énergie se disperser en lui avant de respirer pendant qu’il détendait tout son corps.

    Sur Terre, il avait toujours pensé que cette sensation enivrante qu’il avait ressenti lors des premiers jours de pratique était une sorte d’effet placebo.

    Son jeune esprit naïf se faisait l’illusion que les faibles pourraient miraculeusement devenir fort juste en croyant et pratiquant toutes ces absurdités de Ki/énergie interne.

    Mais que se passerait-il si le fait qu’il est cessé de ressentir le Ki/énergie interne était dû à la faible énergie présente sur Terre ?

    Après un peu de temps, Lith commença à ressentir des picotements tout le long de son corps, puis l’énergie semblait se rassembler et se condenser vers son plexus solaire.

    Plus il maintenait cette technique de respiration, plus il pouvait clairement sentir l’énergie devenir plus stable.

    Dans ses vieux jeux vidéo, le mana était toujours bleu. Par conséquent, il visualisa une sphère bleue s’installer dans son plexus solaire.

    Après un moment, Lith se senti débordant de pouvoir. Après avoir retenu son souffle une dernière fois, il tourna son bras en commandant : « Eaaa ».

    Le vent a à peine bougé les cheveux de sa mère alors qu’il avait visé la couverture. Mais il ne pouvait pas s’arrêter de sourire.

    ‘C’est un grand début’

  • Supreme Magus Chapitre 01

    Traducteur: Counterspell


    Note de l’auteur : L’histoire commence au chapitre 1. Le prologue introduit le MC (perso principal) et explique son histoire. Sentez-vous libre de le sauter si vous n’êtes pas intéressé, mais en tant qu’auteur, je vous recommande de le lire.

    * »Il est en vie! Je l’ai fait! J’ai réussi à sauver la vie de votre enfant. »* (quand le symbole * apparaît cela veut dire que Derek (le MC) n’est pas capable de comprendre)

    Après que la sage-femme ait triomphalement annoncée la nouvelle, la salle a explosé en rire et en larmes de joie. Les gens dans la pièce s’étreignaient les uns les autres, la mère, au milieu de cette euphorie.

    Pendant ce temps, Derek s’étala mollement dans les bras de la sage-femme, tournant la tête de gauche à droite en essayant de déterminer à quel point sa situation était critique.

    ‘Bon,bon,bon. Qu’es qu’on a ici ? La femme allongée sur le lit est clairement la mère de ce corps. Elle a définitivement besoin d’un bain. Après l’accouchement, les draps étaient tachés de sang d’urine et de matières fécales.

    ‘L’homme à l’air rustre qui pleure devrait être le père. Je me demande s’il pleure pour moi ou juste parce qu’il avait peur de perdre sa femme. Je parie sur la seconde théorie. Il est probable que j’ai un frère aîné. Cela n’augure rien de bon.’

    Soudain, une autre femme entra dans la chambre amenant avec elle un petit garçon et une fille qui coururent vers la femme alitée.

    ‘Merde ! C’est encore pire que ce que j’imaginai. A présent je n’ai plus que deux possibilités. Option une, grandir au sein de cette famille nombreuse, me battant au quotidien pour les moindre ressources disponibles. La malnutrition est certainement un don…
    Puis, quand je serai assez vieux, je me retrouvai forcé de travailler avec mes proches, de me marier, et d’avoir des enfants. Option deux, attendre jusqu’à être assez grand pour attraper des objets pointus, mettre fin à ma misère et faire un autre tour de réincarnation, en espérant un meilleur résultat. Je pense opter pour le deuxième choix.’

    Pendant que Derek réfléchissait, la chambre était devenue calme. La sage-femme avait fini de nettoyer le nouveau-né et l’avait drapé d’un linge propre. Pendant tout ce temps, Derek n’a ni bougé ni pleuré.

    *« Nana, qu’es qui ne va pas avec le bébé ? Pourquoi ne pleure-t-il pas ? ? Cela ne s’est jamais produit auparavant ! »* La mère était si inquiète qu’elle ignora la douleur et tenta de se lever.

    *« Chut mon enfant ! N’essaye même pas de bouger. Je dois encore te soigner. »* Le ton de la sage-femme ne laissait pas de place a une éventuelle réponse. *« J’ai fait naître des douzaines d’enfants. Un silence est rare mais pas anormal. Voulez-vous voir à quel point il est bien portant ? Le voilà !*

    Elle lui retira son vêtement, et le tenant doucement, elle donna à Derek une petite tape pour le faire pleurer.

    Derek émit un faible grognement et la regarda avec consternation.

    ‘Veut tu jouer au plus dur, vielle sorcière? Il pensa. Très bien ! Tu viens de tomber dans mon piège ! Inondation jumelle, activé! Derek à libéré le contenu de ses intestins et de sa vessie sur la sage-femme.’

    Tandis que ce qui ce déversait par l’arrière lui éclaboussait les pieds, l’inondation de l’avant l’a frappée au visage et à la poitrine.

    Derek a commencé à rire bruyamment.

    *« Eh bien, ce n’était pas exactement ce que j’espérai mais comme vous pouvez l’entendre, ce petit démon respire correctement. »* La sage-femme remit le bébé à une autre femme pour qu’elle le nettoie.

    Derek continua son fou rire, fière de son travail. Après avoir lavé son visage avec un linge et de l’eau chaude, la vielle sorcière traça un cercle dans l’air avec son index gauche. Puis elle prononça un simple mot.
    « Ekidu ! »

    Une énergie noire s’est manifestée au bout de son doigt. Elle a commencée à pointer son doigt sur les différentes parties de sa robe et de ses chaussures qui étaient sales. Puis, l’odeur des excréments et de l’urine à soudainement disparu en même temps que leur origine.

    Bouche bée, Derek regardai avec un air ahurie alors que son méfait séchait puis s’émiettait, ne laissant derrière lui que de la poussière. C’était comme regarder une de ces vidéo en accéléré où, en une minute, vous pouviez voir une graine devenir une fleur.

    ‘Par la barbe de Merlin ! Elle n’est pas une vielle sorcière ! Elle est VRAIMENT une magicienne, en chair et en os ! Je n’ai jamais été aussi heureux dans mes trois vies réunies d’avoir eu totalement tort.’

    Derek était en extase, pas uniquement parce que le monde dans lequel il se trouvait avait de la magie, mais également car quand il a entendu le mot « Ekidu », il a ressenti quelque chose résonner en lui.

    Comme si quelque chose, au plus profond de lui, avait commencé à prendre racine. Puis soudain s’était encré dans le tissu même de sa nouvelle réalité.

    Il a commencé à répéter la formule dans sa tête obsessionnellement et a essayé de graver le moindre détail du cercle dans sa mémoire.

    *« Maintenant que je suis propre, laisse-moi arrêter ce saignement, ma chère. »* La soigneuse s’approcha de la mère et plaça ses mains au-dessus de ses parties endolories.

    ‘C’est le temps de la magie ? Montrez-moi s’il vous plaît!’ Derek suppliait dans sa tête

    Nana a d’abord écarté largement ses doigts puis commença à bouger les deux bras dans un mouvement circulaire, d’abord au-dessus de sa tête. Puis elle ouvrit les bras au maximum avant de joindre ses mains, la paume de l’une contre le revers de l’autre à hauteur de son nombril.
    « Vinir Lakhat »

    Malgré les couches de vêtements dans lesquels il était enveloppé, Derek essaya d’imiter tous les mouvements de la magicienne, étape après étape. Mémorisant le moindre détail qu’il pouvait saisir, peu importe sa taille.

    Une sphère de lumière enveloppa le bas du corps de la mère de Derek et elle récupéra complètement son teint.
    La peau pâle est revenue à un rose sain, tandis que toutes les traces de douleur et de fatigue ont disparu de son visage.

    Encore une fois, quelque chose avait résonné en lui. Après la magie noir, il pouvait clairement sentir que simplement en entendant la formule magique, une connexion avait été établie entre lui et la magie lumineuse.

    Derek ne put s’arrêter de sourire.

    ‘Si, et je dis bien seulement si j’ai assez de talent en magie, cela voudrait dire qu’il y a en fait une troisième option caché. Il a pensé. Je pourrai devenir un magicien et vivre libre pour la première fois de ma vie! Plus de chaînes, de responsabilités ! Mais il vaut mieux ne pas être trop optimiste. Avec ma chance, je pourrai n’avoir que peu de talent voir ….’

    Son résonnement fut soudain interrompu quand la femme qui le tenait jusqu’à présent le donna à sa mère.

    * « Nana, êtes-vous sure qu’il va bien ? Il a déjà arrêté de pleurer ou de rire. Il est trop silencieux. Avec tout ce qui s’est passé, je suis terrifié à l’idée que quelque chose n’aille pas avec lui. »*

    Après ces mots, la pièce est devenue sombre. Effrayé d’être la source de ce changement d’atmosphère et assez désireux d’explorer l’option numéro trois, Derek révéla son meilleur comportement de bébé. Il rit et sourit allégrement.

    Une telle allégation a blessé la fierté professionnelle de Nana, mais ce n’était pas sa première fois avec une mère anxieuse.

    Elle connaissait Elina alors qu’elle n’était encore qu’une enfant, et avait procédé à l’accouchement de tous ses bébés. Nana ne pouvait réfuter le fait que cet accouchement était l’un des plus difficiles de sa carrière.

    Le travail avait duré plusieurs heures et elle avait été forcée de lancer des sorts de soins a de nombreuses reprises pour arrêter le saignement. Quand elle a finalement aperçut la tête de l’enfant, elle a su que quelque chose n’allait pas.

    Elina s’était battu de toutes ses forces mais le bébé était mou. Nana a donc utilisé ses mains pour sortir le bébé aussi vite qu’elle le pouvait, et a découvert qu’il avait été étranglé par son propre cordon ombilical.

    Après l’avoir coupé et retiré, Nana avait essayé tous ses meilleurs sorts, mais en vain.

    Pendant une longue et terrible minute, Nana cru que le bébé était parti pour toujours. Mais finalement, la lumière curative s’est activée, forçant le bébé a vomir, ce qui dégagea ses voies respiratoires. Puis enfin, mais seulement à ce moment-là, Nana s’offrit le luxe de se détendre.

    La magie de guérison n’est pas un miracle. Elle peut améliorer la force vitale du patient, lui permettant de se remettre plus facilement et rapidement d’une maladie ou de guérir d’une blessure, mais elle ne peut en aucun cas créer la vie.

    Nana est une personne sensible, elle comprit qu’Elina n’avait pas besoin d’une leçon sur la magie. Elle avait juste besoin d’être rassurée sur la santé de son bébé.
    * « Ne t’inquiète pas mon enfant. Je peux te prouver que tout va bien. »*

    Nana caressa la joue d’Elina tout en lui souriant chaleureusement et retira Derek de ses bras. Elle le déshabilla comme si elle révélait un trésor.

    Nana installa délicatement Derek dans le creux de son bras gauche, puis elle l’entoura avec sa main droite et dis :

    « Vinire Rad Tu ! »

    Une légère lueur sortie de sa paume, tournoyant autour du bébé avant de traverser sa poitrine. La lumière se dispersa de sa tête jusqu’à ses doigts de pieds, émettant une lumière tamisée.

    * « Tu vois ? Si il y avait ne serait-ce qu’une égratignure sur son corps, mon sort détecteur de blessure aurait laissé cette zone sombre. Ton petit soleil se porte très bien. »*

    L’énergie circulant dans son corps donnait à Derek un sentiment de puissance. Pendant son ancienne vie, il ne s’était sentit comme ça que très rarement.

    C’était quand il avait obtenu ses diplômes, quand il avait finalement abandonné la maison de ses parents ou quand il avait tabassé ses détracteurs. Mais toutes ses fois, ce n’était qu’un sentiment fugace, qui ne restait que quelque secondes au mieux.

    Là, c’était différent ; ce n’était pas seulement de l’adrénaline. C’était de la magie, du vrai pouvoir courrait le long de son corps passant par toutes les fibres de son être le faisant se sentir invincible.

    Du coup, quand le sort commença à s’estomper, il ne put l’accepter.

    ‘Non ! Revient ! Rendez-moi mon pouvoir !’ Pensait Derek.

    Il se concentra sur les derniers soupçons d’énergie, voulant d’eux qu’ils restent.

    Il ne pouvait certes pas lancer de sort seul, mais il pouvait quand même sentir le pouvoir persistant et commença à le nourrir.

    La lumière qui émanait de Derek s’arrêtât de faiblir puis devint à la place de plus en plus lumineuse.

    Nana était abasourdie. Elle n’avait jamais vu quelque chose comme ça avant. Ce n’était pas la manière dont le sort devait fonctionner.

    Derek voulait maintenir cette lumière pour toujours. Mais une seconde plus tard, il s’endormit, du à l’épuisement de ses réserves de mana ; la lumière s’arrêta rapidement.

    Nana renveloppa le bébé et le rendit à sa mère qui l’étreignit.

    * « Nana, qu’es ce que c’était ? »* Demanda Elina interrogative.

    La vielle guérisseuse n’avait aucune idée de quoi répondre. Beaucoup d’hypothèses florissaient dans son esprit, et chacune d’elles avait besoin de longues explications qui pourrait inquiéter Elina et forcer Nana a refaire le sort.

    Ça avait été une longue journée et elle n’avait aucunement l’intention de la prolonger plus que nécessaire. Elle emprunta donc une citation de son conte de fées préféré :

  • Supreme Magus Chapitre 0.5

    Après avoir crié et paniqué, Derek a finalement retrouvé son sang-froid et a commencé à analyser sa situation actuelle.

    La première chose qui attira son attention fut un énorme trou dans la combinaison spatiale au niveau de la poitrine. Les contours du trou avaient des marques de brûlure partout et il y avait beaucoup de gelée violette sur sa combinaison et sur les cadavres.

    Cela signifiait que la gelée violette était du sang extraterrestre coagulé. Derek tourna la tête pour voir l’endroit où il s’était réveillé, remarquant beaucoup de sang et même quelque chose qu’il trouva sûr de supposer être une sorte de viscères éclaboussés.

    « Cela n’a aucun sens. » Il pensait. « Toutes les preuves indiquent que ce corps était mort en tant que Jules César jusqu’à ce que je l’habite d’une manière ou d’une autre. Et pour une raison quelconque, il est également complètement guéri. Oh mec, cela signifie que toutes les religions sont complètement fausses! Heureusement, je n’y ai jamais cru n’importe quel charabia, sinon je serais vraiment déçu en ce moment. »

    Derek procéda ensuite à l’examen de son nouveau corps. Il avait quatre bras, seulement deux jambes mais tous les membres étaient longs et maigres. Les pattes étaient articulées à l’envers, comme celles d’un chat. Les mains et les pieds n’avaient que trois doigts chacun.

    Derek était vraiment curieux de connaître les traits de son visage mais il n’y avait aucune surface réfléchissante en vue. Alors, il a essayé de sentir son visage avec les doigts, mais la combinaison s’est avérée être accompagnée d’un casque, ce qui n’a cependant pas gêné ses sens.

    La seule chose qu’il pouvait établir était la forme du casque, et d’après celle-ci, la nouvelle tête de Derek aurait dû ressembler à la nageoire dorsale d’un requin.

    Puis il essaya de parler. « Teste, teste. Derek Esposito. Un, deux, trois. » Il pouvait le faire d’une manière ou d’une autre, mais c’était toujours de l’anglais. Cela signifiait qu’il n’avait hérité ni de la mémoire musculaire ni de l’intellect de l’ancien propriétaire du corps.

    Derek essaya de se lever, mais le centre de gravité était trop différent de son ancien corps, alors il dut abandonner et continuer à ramper comme un bébé.

    Alors, il a commencé à examiner les cadavres pour faire face ou face à ce qui se passait autour de lui. A en juger par les costumes, il y avait deux factions en guerre.

    L’un avait une combinaison spatiale de couleur rouge, et l’autre, que portait Derek, était grise. Il n’avait aucune idée quel côté gagnait, mais cela ne ferait aucune différence pour lui de toute façon.

    À moins que le costume ne soit équipé d’un traducteur universel, il était incapable de communiquer. Les ennemis le tueraient à vue, les alliés l’abandonneraient probablement comme des ordures.

    « Qui voudrait d’un idiot errant, incapable même de marcher dans une situation de vie ou de mort ? Je ne suis même pas là depuis un jour et je suis déjà pratiquement mort. »

    Refusant d’abandonner, Derek réussit à se relever en s’appuyant sur les murs et commença à explorer.

    Le couloir avait de nombreuses portes, mais ses choix étaient douloureusement limités, puisqu’il ne pouvait passer que par celles qui étaient ouvertes.

    Derek n’avait aucune idée de comment ouvrir les portes ni comment faire fonctionner les panneaux de contrôle qu’il trouva en cours de route. Il a essayé d’appuyer sur des boutons au hasard mais rien ne s’est passé.

    Et il commençait à avoir faim.

    « Vais-je mourir comme ça ? Mourir de faim dans un putain de vaisseau spatial, une planète extraterrestre ou quoi que ce soit d’autre ? Je ne sais pas ce que mange ce tas de chair inutile ! Même si je tombe sur une montagne de nourriture, je Je n’ai aucun moyen de savoir ce qui est quoi. Et même si je le savais, je ne sais pas comment diable retirer ce casque.

    Après avoir marché pendant plusieurs heures, la faim et la frustration l’ont conduit à l’hystérie. Derek hurla et donna un coup de pied à tout ce qui était à sa portée, jusqu’à ce que l’épuisement le fasse s’endormir.

    Quand il se réveilla, son esprit était à nouveau clair.

    « C’est un cauchemar. Je n’ai plus d’options, au point que même si je voulais me suicider, je ne saurais pas comment. » Il se cogna l’arrière de la tête contre le mur pour garder la frustration à distance.

    « Je n’y ai jamais pensé, mais renaître dans un environnement de science-fiction est vraiment le pire des scénarios. Corps extraterrestre, coutumes extraterrestres, manque total de bon sens de la nouvelle espèce. Et pour aggraver les choses, tout ici est tellement high-tech que je ne peux même pas actionner une porte. Zut, chaque putain de bouton pourrait être étiqueté et cela me serait toujours inutile puisque je ne connais pas leur langue.

    Sa faim augmentait et il se sentait plus faible d’heure en heure. N’ayant pas de temps à perdre, il a recommencé à errer, cette fois frappant et criant à chaque porte qu’il rencontrait, essayant d’attirer l’attention.

    Derek était sur le point de s’évanouir à nouveau à cause de la faim et de l’épuisement quand finalement une porte s’ouvrit.

    Le choc fut assez fort pour qu’il lâche prise et tombe au sol. De l’autre côté, il y avait des extraterrestres en costume gris dans une formation en coin.

    Chacun d’entre eux tenait une sorte de long bâton de métal car c’était un fusil. Derek n’essaya même pas de se lever, il se contenta d’agiter la main droite, espérant que c’était un signe de paix.

    * »Capitaine ! C’est Xa’rk ! Le retour de son signal de vie n’était pas un problème dans le système, il est toujours en vie. »* (à partir de ce moment, * signifie des mots que Derek ne comprend pas)

    La formation s’est ouverte et un extraterrestre plus grand et plus volumineux s’est rapproché. Les soldats n’ont jamais baissé leurs armes ni perdu leur concentration, attendant l’ordre d’attaque.

    *« Que faites-vous par terre, soldat ? Et comment au nom de Thrak avez-vous survécu à cette embuscade ? »* demanda le capitaine d’une voix grossière.

    « Mec, je n’ai aucune idée de ce que tu viens de dire. »

    * »Qu’est-ce qu’il raconte ? Infirmier, avez-vous des informations sur cette blessure au blaster ? »*

    Un extraterrestre vêtu de violet s’avança tout en scannant le corps de Derek. * »Aucun, monsieur. Ce n’est pas n’importe quel dialecte de l’empire. Et le scanner confirme que le trou dans son armure provient bien d’un blaster Corellan. Je n’ai aucune idée de la façon dont il s’en est sorti indemne. C’est un miracle. »*

    * »C’est un handicap. »* Le ton du capitaine était sinistre. Il a pris un bâton des mains d’un soldat et en appuyant sur un bouton, il est devenu un glaive, dont la lame était faite d’énergie pure.

    « Eh bien, il semble que je vais mourir d’un sabre laser. C’est cool, un coup et je serai transformé en pellicules. Heureusement, une autre mort sans douleur arrive. »

    Lorsque le capitaine a plongé le glaive dans sa poitrine, il n’a pas fait de bruit de brûlure. Il l’a transpercé d’un côté à l’autre, le saignant à mort.

    La lame n’était pas une arme à base de laser, mais une construction à lumière dure, ce qui ne la rendait pas différente d’un glaive ordinaire.

    * « Écoutez, soldats. Xa’rk était un bon soldat et nous nous souviendrons de lui et le pleurerons comme tel. Quand et si nous nous en sortons vivants. Mais cette chose, quelle qu’elle soit, est un risque que nous ne pouvons pas nous permettre de prendre . Pas avec le Prince Rek’hart sous nos soins et ces racailles rebelles corelliennes toujours en liberté. Mieux vaut des dommages collatéraux qu’un espion dans nos rangs. Maintenant, fermez cette porte et vérifiez à nouveau le périmètre. »*

    Cette fois, la mort était loin d’être sans douleur pour Derek. Il avait l’impression que sa poitrine était en feu, mais ce qui faisait vraiment mal n’était pas tant la blessure que les poumons.

    Derek avait du mal à respirer. Chaque respiration était moins profonde et plus difficile que la précédente. Le sang a commencé à gargouiller de sa bouche, et il avait envie de se noyer lentement.

    Sa gorge n’arrêtait pas de se toucher, essayant d’aspirer de l’air, mais en vain. Il a fallu moins d’une minute à Derek pour mourir, mais pour lui, cela a semblé durer une éternité.

    Une fois de plus, il se retrouva baigné par une lumière aveuglante et attiré vers elle. Tout comme la dernière fois, il sentit tous ses soucis et sa rage s’estomper, mais au lieu d’apprécier la sensation, il était simplement ennuyé.

    Derek n’avait jamais cru en aucun dieu, donc il n’avait jamais cru au paradis ou à l’enfer.

    « L’humanité a toujours été une race terrible » pensa-t-il. « Il est impossible de définir quelqu’un comme vraiment mauvais. La plupart du temps, les méchants sont simplement des gens qui n’ont jamais eu la chance d’être autre chose que des criminels. »

    Et puis il y a des gens, comme moi, que la vie avait poussés et poussés jusqu’à ce qu’ils se cassent. Sans oublier les psychopathes et sociopathes. Comment quelqu’un qui est né mauvais pourrait-il être envoyé en enfer simplement parce que sa tête fonctionne mal ?

    Par conséquent, j’ai toujours cru que soit il y avait une vie après la mort pour tout le monde, soit pas de vie après la mort du tout. La mort est censée être le niveau d’esprit final, bon ou mauvais, riche ou pauvre, la destination doit être la même.

    Au lieu de cela, j’ai eu cette excuse bon marché de la réincarnation qui se fout de moi.

    Quel but pourrait avoir ma renaissance si je conserve tous mes souvenirs ?

    Quel que soit le corps ou la planète où je me retrouverais, je porterais toujours mes bagages, donc une fois hors de la lumière, toute ma douleur, ma rage et mon mépris envers l’humanité m’empêcheraient d’apprendre la leçon que je suis censé apprendre ! »

    À l’intérieur de cet espace d’un autre monde, il eut la clarté de voir que son psychologue n’avait qu’à moitié raison. Il ne pouvait changer que s’il le voulait, mais à cause de toutes ses expériences passées, il n’en avait aucune envie.

    C’était un exemple parfait d’un paradoxe catch-22.

    Soudain, il a été tiré vers le bas et loin de la lumière.

    Sa vision était floue, mais il pouvait encore entendre beaucoup d’agitation autour de lui.

    Des mains géantes le retenaient immobile pendant qu’il vomissait Dieu sait quoi, et à en juger par la brise sur ses fesses, il était nu.

    « Je ne sais pas ce qui se passe » pensa-t-il « mais je parie que je suis de nouveau dans la merde. »

    Lorsque Derek a finalement pu voir à nouveau, il a découvert que les mains n’étaient pas gigantesques, le problème était qu’il était très petit. Un bébé, pour être précis.

    * »Il est vivant ! Je l’ai fait ! J’ai réussi à sauver la vie de ton garçon. »*

    Une inspection plus approfondie a révélé que les dites mains appartenaient à une vieille sorcière divaguante. Derek était actuellement à l’intérieur d’une cabane en bois, entouré de gens vêtus de haillons qui ne pouvaient être appelés vêtements que s’ils faisaient partie d’une foire de la renaissance sur le thème de l’an 1000.

    « Mec, je déteste avoir toujours raison ! »

  • Supreme Magus Chapitre 0.4

    C’était une nuit comme toutes les autres depuis qu’il avait quitté son emploi. Derek porterait un de ses nouveaux costumes et errerait hors de la ville, pour voir ce qui le tuerait en premier, le cancer ou une tête folle au hasard. Une fois atteint d’épuisement ou simplement d’ennui, il prenait alors un taxi et rentrait chez lui.

    Derek marchait à pas rapides, sous l’emprise de ses médicaments quand il le vit. Chris Wainright. Il tenait une bouteille d’alcool, mal cachée dans un sac en papier, dans laquelle il buvait à grandes gorgées.

    Chris parlait et riait bruyamment avec une adolescente qui montrait beaucoup de peau. Elle tenait un joint, en prenant de grosses bouffées, jusqu’à ce qu’ils échangent et montent dans une voiture.

    Il s’agissait d’une voiture musclée personnalisée. Ce n’était pas la même Camaro que Chris avait utilisée pour tuer Carl, elle était encore plus grosse et plus chère.

    À ce moment, Derek voulait vomir du sang. Comment a-t-il pu oublier ce petit salaud ? Son cancer avait-il vraiment foutu son cerveau au point d’être prêt à laisser filer une extrémité aussi lâche ?

    Les pneus crirent et la voiture démarra brusquement, écrasant presque une femme qui traversait la route. La jeune fille légèrement vêtue roula par la fenêtre, criant des insultes à la femme qui était encore figée dans la peur.

    Derek pouvait presque entendre ce couple d’idiots rire. Serrant les dents, il appela un taxi et commença à planifier son dernier acte.

    Tout d’abord, il a commencé à traquer Chris sur tous les réseaux sociaux, apprenant toutes ses routines et habitudes. Puis Derek a commencé à le suivre et a planté un traceur GPS sous la Camaro pour toujours connaître sa position exacte.

    En parcourant simplement le Chirper de Chris, il a trouvé au moins cinquante violations de l’accord de libération conditionnelle. Tout en le suivant, Derek a pris de nombreuses photos de Chris abusant de l’alcool et de la drogue.

    Mais Derek n’avait aucune intention de soumettre les preuves à la police. Qu’est-ce qu’il pourrait bien en tirer ? Chris recevrait juste une autre tape sur le poignet et commencerait alors à être plus prudent.

    Derek n’avait pas le luxe du temps, ni la volonté de faire ce que le soi-disant système de justice était censé faire.

    Moins d’une semaine plus tard, en vérifiant la page Bookface de Chris, Derek a appris qu’il participerait à une rave. Derek a revérifié son équipement et a sauté dans sa nouvelle voiture, une Chevrolet Impala noire de 1967.

    La meilleure voiture pour chasser les monstres. La rave était « secrète », donc elle se déroulait dans un endroit abandonné et délabré.

    Derek suivit Chris de près, et dès qu’ils furent éloignés des caméras de circulation, il heurta la Camaro par le côté, forçant Chris à s’arrêter.

    Dès que Chris est descendu de la voiture, Derek l’a descendu avec un pistolet paralysant, puis a rapidement vérifié si la Camaro avait plus de passagers.

    Cela semblait être sa nuit de chance, Chris conduisait seul. Derek l’a fouillé et a écrasé tous les appareils électroniques qu’il a pu trouver, bitfit, smartphone, même le porte-clés de Chris.

    Derek lui a attaché les mains et les pieds et l’a bâillonné. Puis il a détruit son propre smartphone et le tracker GPS, jetant tout hors de la route.

    Puis il a déplacé Chris dans le coffre de l’Impala, se dirigeant vers une fête uniquement pour eux deux.

    Derek conduisit jusqu’à un entrepôt abandonné dans l’ancienne zone industrielle. Il s’était déjà débarrassé de la serrure et de la chaîne qui maintenaient fermées les grandes portes métalliques, les remplaçant par les siennes.

    À l’intérieur de l’entrepôt, il n’y avait que deux chaises, toutes deux boulonnées au sol, un seau et plusieurs réservoirs d’eau.

    Derek ouvrit le coffre, découvrant que Chris avait retrouvé ses sens alors il le tasa à nouveau. Puis il emmena Chris sur une chaise et commença à lui attacher fermement les bras et les jambes.

    Puis Derek l’aspergea d’un seau d’eau le forçant à retrouver sa concentration.

    « Bonjour, Chris. Je m’appelle Derek Esposito, et tu as tué mon frère. Nous devons parler. »

    Chris a essayé de sortir des liens, et tout en louant ses efforts, Derek l’a violemment frappé à l’aine avec une matraque. La douleur le paralysait.

    « Où étais-je? Oh, oui. La dernière fois que nous nous sommes vus, c’était pendant votre procès de farce. Vous souvenez-vous de moi? » Le halètement de Chris s’intensifia.

    « Bien. Passons directement aux affaires. » Derek sortit deux chronomètres numériques de la voiture, réglant le premier sur trente minutes et le second sur deux heures, quarante-quatre minutes et seize secondes.

    Ensuite, il a sorti une arme à feu et a tapé deux fois sur le foie de Chris. Son cri a été étouffé par le bâillon, mais les coups de feu ont résonné bruyamment dans l’entrepôt vide.

    Derek démarra les deux chronomètres simultanément et s’approcha, vérifiant le sang. C’était dense et noir, un indicateur clair d’un foie écrasé.

    « Maintenant, avant que la vraie douleur ne s’installe, j’ai besoin que vous jetiez un coup d’œil aux chronomètres, ils sont vraiment importants. » Chris pleurait et criait, alors Derek dut à nouveau l’éclabousser et le tirer par les cheveux pour attirer son attention.

    « La première minuterie marque le temps qu’il vous reste. Après avoir sonné, même si quelqu’un devait miraculeusement franchir cette porte et vous sauver, vous seriez mort de toute façon. Vous n’avez que peu de temps jusqu’à ce que votre système soit inondé de toxines non filtrées par le foie, au point qu’aucune greffe ne peut vous sauver. La deuxième minuterie est une surprise. Nous y arriverons à temps. Pour l’instant, votre seule tâche est de rester éveillé et de savourer chaque instant de douleur, comme Carl l’a fait.  »

    Le temps a filé, Chris n’arrêtait pas de crier à travers le bâillon, et bientôt le premier chronomètre a sonné.

    Chris a commencé à sangloter encore plus fort, s’arrêtant parfois uniquement parce qu’il était submergé par la douleur qui ne cessait de monter.

    Derek ne lui parlait plus, il se contentait de faire les cent pas, vérifiant de temps en temps le deuxième chronomètre.

    Chaque fois que Chris s’évanouissait, Derek l’éclaboussait et le forçait à rester éveillé avant de remplir le seau.

    Lorsque la deuxième minuterie sonna, Derek reprit enfin la parole.

    « J’ai de mauvaises nouvelles et j’ai de bonnes nouvelles. La mauvaise nouvelle est que j’ai menti auparavant. J’ai fait des recherches approfondies sur les lésions hépatiques, et avec un foie aussi écrasé, vous n’aviez aucun espoir au départ. Même si je vous avais abattu devant les meilleurs hôpital aux États-Unis, à moins qu’ils n’aient eu un foie compatible à portée de main, vous seriez mort. Je voulais vous donner de faux espoirs, comme cela est arrivé à mon frère en attendant de l’aide. La bonne nouvelle est que vous venez de souffrir aussi longtemps que Carl l’a fait . Je suis peut-être beaucoup de choses, implacable, vengeur, un menteur, un meurtrier mais je suis aussi juste. Alors ta souffrance prend fin maintenant.

    Derek pointa l’arme sur la tête de Chris et le tapota deux fois.

    Puis il le pointa vers sa propre tête.

    « Petit frère, j’arrive. Attends-moi. » Et a appuyé une dernière fois sur la gâchette.

    Alors que le corps de Derek tombait toujours, sa conscience baignait dans la lumière et il se sentit tiré vers le ciel.

    Après des mois de deuil, une vie entière de misère et de douleur, Derek a senti que tous ses traumatismes et sa haine s’estompaient.

    Derek n’avait jamais connu un tel bonheur. Dans cette nouvelle forme, il ne ressentait aucune émotion négative, il était en paix avec son passé, sans peur de son avenir.

    Derek appréciait le présent qui, selon lui, pouvait mener à des possibilités infinies, et il n’y avait pas de bien et de mal, de succès ou d’échec. Il serait simplement, sans aucune condition.

    Ce sentiment enivrant a duré jusqu’à ce qu’il se réveille soudainement, vivant et respirant.

    Toutes ses émotions négatives revenaient, le replongeant dans le désespoir. Derek jura intérieurement tout en essayant de concentrer ses yeux. C’était peut-être à cause de la balle dans la tête, mais sa vision était floue.

    « Tant pis pour le plan parfait. Un idiot a dû me sauver et j’ai survécu au voyage jusqu’à l’hôpital. Je suis toujours en vie. J’ai toujours un cancer. Je suis toujours seul. » Mais quand ses yeux se sont finalement éclaircis, ils n’étaient pas du tout d’accord avec son raisonnement.

    Derek était dans une sorte d’immense couloir métallique entouré de cadavres. Des cadavres extraterrestres pour être précis. Ils portaient tous une sorte d’armure complète, qui ressemblait à une sorte de combinaison spatiale de science-fiction.

    « Où diable suis-je ? Qu’est-ce que ça veut dire ? » Il a crié en essayant de se relever, seulement pour retomber sur le sol.

    Il tomba la main la première, et alors seulement il remarqua qu’il portait lui aussi une combinaison spatiale, et que ses mains, toutes les quatre, avaient trois doigts chacune.

    C’EST!QUOI!CE!BORDEL! »

  • Supreme Magus Chapitre 0.3

    C’était un vendredi soir, et Derek se préparait pour le travail.

    Il était toujours coincé à faire des questions-réponses parce que le salaire était trop bon et peu importe le nombre de fois où Carl avait dit qu’il voulait une petite cérémonie, Derek était sûr que quoi qu’ils aient prévu de dépenser, cela doublerait au moins à la fin.

    C’était un putain de mariage ; par conséquent, les choses étaient censées exploser à un moment donné. C’est comme ça qu’ils fonctionnent.

    Derek ajustait sa chemise lorsque le smartphone sonna sur les notes de « Night on Bald Mountain », la sonnerie préréglée pour les numéros inconnus.

    « Derek Esposito, qui est-ce ?

    « Monsieur Esposito, ici l’hôpital Saint-Joseph. » La voix féminine semblait inquiète. Ceci avec le mot « hôpital » lui envoya un frisson dans le dos.

    « Est-ce que Carl Esposito est ton frère ? » Derek pouvait presque l’entendre se ronger les ongles.

    « Oui que s’est-il passé? »

    « Il a été impliqué dans un accident de voiture et est dans un état grave. Vous devriez venir ici dès que possible. Les médecins ont besoin de vous puisque vous êtes son mandataire médical et le patient est inconscient. »

    « Un accident de voiture?!? » cria Derek en se précipitant vers la porte et en cherchant un taxi.

    « Nous n’avons pas de putain de voiture ! Qu’est-ce qui s’est passé ? »

    « Je suis désolé, je n’ai pas le droit de le dire. Les médecins vont l’expliquer… » Derek raccrocha au nez. Il n’avait pas le temps de babiller inutilement, seulement pour un putain de taxi.

    Chaque seconde dans le trafic était une torture, et quand il arriva enfin, il était trop tard.

    Le chirurgien et un policier lui ont expliqué que Carl avait été renversé par un conducteur ivre. Le coupable s’était enfui et la police le recherchait toujours.

    Un passant avait immédiatement appelé le 911, mais en raison de l’embouteillage causé par l’accident, l’ambulance a mis des heures à arriver.

    Ainsi, lorsque Carl est arrivé à l’hôpital, il était déjà dans un état critique. Il avait de multiples fractures, une rupture de la rate et une hémorragie interne, nécessitant une intervention chirurgicale immédiate.

    Derek avait été appelé alors que Carl venait juste d’entrer dans la salle d’opération.

    Ils avaient fait de leur mieux pour le sauver, mais Carl avait perdu trop de sang, donc ils ne pouvaient rien faire. Ils ont présenté leurs condoléances à Derek, mais tout ce qu’il pouvait entendre était un bruit blanc.

    « Laisse-moi voir mon frère. » Il a supplié.

    Le corps était recouvert d’un drap, seule la tête était visible. Derek pouvait encore voir des traces de sang sur le visage de son petit frère.

    Derek a laissé son numéro au policier pour être tenu au courant de l’enquête, puis est rentré chez lui.

    Le coupable a été rapidement appréhendé grâce aux caméras de circulation. Il s’est avéré qu’il s’agissait d’un gamin, à peine âgé de dix-sept ans, qui avait volé la voiture de son vieil homme, puis s’était saoulé et défoncé avec ses amis.

    Derek a vécu les mois précédant le procès dans l’angoisse. Le maudit procureur avait décidé de le poursuivre en tant que mineur, et le juge encore plus maudit lui avait accordé l’assignation à résidence. Pendant tout ce temps, son petit frère, Carl, était mort à cause de lui.

    « Comment ont-ils pu faire une chose pareille ? Derek criait et se disputait avec quiconque voulait l’écouter. « Pourquoi tout ça parle des droits et de l’avenir de cette petite merde ? Et des droits de mon frère ? Et de son avenir ? Carl n’en a pas à cause de lui ! Quel genre de justice est-ce ? »

    Derek s’est rendu plusieurs fois au bureau du procureur, exprimant son indignation et leur demandant de demander la peine maximale. Ils étaient toujours gentils et accommodants, et lui ont promis qu’ils n’oublieraient pas Carl.

    Lorsque le jour du procès arriva enfin, le monde de Derek mourut une fois de plus.

    Le procureur et l’avocat de la défense étaient parvenus à un accord.

    Comme Chris Wainright, c’était le nom du meurtrier, était encore mineur et que c’était aussi sa première infraction, il avait accepté d’aller en cure de désintoxication et de faire six cents heures de travaux d’intérêt général. Si Chris terminait son programme de réadaptation et ne commettait pas de crimes au cours des trois prochaines années, il serait alors un citoyen libre sans casier judiciaire.

    Derek était trop abasourdi pour même être en colère. À la fin de la séance, il se dirigea vers le procureur et posa une seule question d’une voix étouffée.

    « Pourquoi? »

    Et puis, avec leur ton le plus gentil et le plus accommodant, les assistants de l’AD ont expliqué à Derek que Chris n’était qu’un enfant d’une bonne famille qui avait fait une erreur stupide.

    Il avait un brillant avenir devant lui, Chris avait déjà été admis au Cal Tech et c’était sa première infraction. De plus, ses parents avaient engagé un excellent avocat et le juge ne serait probablement pas disposé à détruire la vie de Chris.

    Malgré leurs attentes, Derek n’a pas fait de scène. Le feu de Derek était éteint, il n’avait plus de larmes à verser.

    Dans les jours suivants, Derek a vécu en suivant les mouvements. Il continuait à suivre sa routine comme si rien ne s’était passé, son cerveau refusant toujours tout ce qui s’était passé au cours de la dernière moitié de l’année.

    La seule chose qui le faisait se sentir vivant était ce mal de tête constant qui avait commencé peu de temps après la mort de Carl. Selon son médecin, c’était un symptôme lié au stress, donc avec tout ce qui s’était passé, Derek venait d’avaler de l’aspirine et du paracétamol comme s’il s’agissait de bonbons.

    Mais la douleur ne partait jamais, au lieu de cela, elle empirait. Derek trouva enfin la force de se faire examiner sérieusement, et une fois de plus de mauvaises nouvelles l’attendaient.

    Selon le scanner corporel complet et la biopsie de suivi, il avait un cancer pulmonaire de stade deux.

    « Mais je n’ai jamais fumé de toute ma vie ! » s’exclama Derek plus amusé qu’effrayé.

    « En effet, c’est bizarre. » Le docteur Monroe, son oncologue, était assez perplexe.

    C’était une belle femme hispanique, peut-être cinq ans de plus que Derek. Dans un autre moment, il l’aurait probablement invitée à sortir.

    « Tu m’as dit que tu travaillais pour une entreprise chimique, n’est-ce pas ? » Derek hocha la tête.

    « Un cancer aussi agressif est trop rare pour être une coïncidence. Mon opinion personnelle est que leur système de ventilation est tombé en panne. Vous et Dieu sait combien de personnes respirent du poison depuis un certain temps. »

    « Mais nous portons des masques tout le temps que nous travaillons avec les produits chimiques, et pour ma part, je suis les protocoles de sécurité à la lettre. Mes collègues se moquent toujours de moi pour ça ! » Derek était toujours incrédule.

    « Alors peut-être que les masques sont des déchets bon marché. Ou peut-être que le laboratoire ou le stockage, sinon les deux ont des fuites. Ces salauds d’entreprise ne cherchent que des profits.

    Cela ne me surprendrait pas le moins du monde s’ils réduisaient le budget de la sécurité pour mettre plus de dividendes dans leurs poches. »

    Le docteur Monroe était trop indigné, même dans son état catatonique, Derek pouvait dire qu’il y avait plus que ça.

    « Docteur, que me cachez-vous ? »demanda-t-il en la regardant droit dans les yeux pour la première fois.

    Elle mordilla sa lèvre inférieure pendant un moment avant de répondre.

    « Entre vous et moi, vous n’êtes pas le premier cas de votre entreprise. Je l’ai déjà signalé au ministère de la Santé et aux fédéraux. Si j’étais à votre place, je prendrais un bon avocat et je poursuivrais leur âme en justice. Vous aurez besoin de beaucoup d’argent pour les traitements. »

    « Je suis d’accord avec l’avocat, mais je refuse tout traitement. Je vais juste prendre des soins palliatifs. »

    Le docteur Monroe a sauté de sa chaise.

    « Vous rendez-vous compte que sans les traitements appropriés, vous avez six mois, un an au mieux à vivre ? De plus, comme je l’ai déjà dit, votre cancer est vraiment agressif. Nous devons commencer le plus tôt possible si nous voulons avoir une chance de le battre. »

    La situation était dramatique, mais Derek trouvait tous ces mots « nous » hilarants, alors il ne put s’empêcher de rire.

    « Nous nous connaissons à peine, docteur. Donc, nous n’avons rien à faire si ce n’est nous séparer. » Lui dit Derek d’un ton glacial.

    « Pourquoi dois-je vivre ? Je n’ai pas de famille, pas d’êtres chers. Les cendres de mon petit frère sont tout ce qui me reste pour me tenir compagnie. Je pourrais mourir demain et je m’en fous ! »

    Ils se sont séparés en mauvais termes, mais elle lui a quand même donné son numéro, au cas où il changerait d’avis ou aurait simplement besoin de parler. Derek a appelé son ancien avocat spécialisé dans les requins et lui a tout expliqué.

    Les années avaient passé mais ils s’envoyaient toujours des cartes de Noël.

    Derek avait gardé un œil sur lui, juste au cas où. Il avait maintenant plus de cheveux gris qu’avant mais était toujours un requin de première classe.

    Derek a cessé d’aller travailler et a commencé à dépenser son argent sans trop de souci. Il allait dans tous les restaurants chics qu’il avait toujours voulu essayer, achetait les costumes dont il avait toujours rêvé et ne mangeait ses plats préférés qu’au petit-déjeuner, au déjeuner et au dîner.

    Derek passait la plupart de ses journées à jouer à des jeux sur son tout nouveau PC de jeu et à revisiter tous les spots qui avaient une importance pour lui et Carl.

    Puis, vingt-quatre jours après le diagnostic, il a eu une révélation.

  • Supreme Magus Chapitre 0.2

    L’intimidation a pris fin, mais sa vie sociale n’a jamais cessé d’être misérable. Comment pouvait-il se lier d’amitié avec une vie privée aussi honteuse ?

    Il devait constamment cacher les ecchymoses avec des manches longues et était à court d’excuses plausibles pour sa série d’yeux noirs des mois auparavant. Ses camarades de classe et ses professeurs ont simplement fait semblant de ne pas savoir et il a juste fait semblant de croire qu’il était un si bon menteur.

    C’était douloureux, mais gérable. Il avait toujours son petit frère avec qui partager cette douleur. Carl était tout ce qu’il avait, sa famille, son ami et son confident. Il était tout le mot de Derek.

    Mais quand cet âge est arrivé, il a commencé à avoir le béguin pour les filles de son école, et ces sentiments n’étaient pas aussi facilement réprimés. Une fois de plus, il se sentit totalement impuissant.

    Il ne pouvait parler à personne de ses problèmes, ne pouvait permettre aux gens de s’approcher de lui, sinon il devrait trouver une explication pour ne pas être autorisé à ramener un ami à la maison. Sans parler d’une fille qu’il aimait.

    Derek était tourmenté par des pensées cruelles, demandant souvent aux cieux pourquoi ce que les autres tenaient pour acquis n’était qu’un rêve impossible pour lui.

    Alimentée par les tempêtes hormonales, la rage de Derek a commencé à croître sans relâche. Il a commencé à avoir du mal à dormir la nuit, pensant à tous ces couples amoureux.

    Derek savait qu’il était différent d’eux. Son défaut paralysant n’était pas d’être timide ou d’avoir un mauvais cas d’acné. Son problème ne pouvait être soigné par aucun médecin, car il avait un nom et un prénom. Ezio Esposito, son sac poubelle de père.

    Derek a commencé à concevoir plan après plan pour se débarrasser de lui, même si cela signifiait le tuer. La nuit, il mettait au point des plans élaborés et méticuleux qui impliquaient souvent des tortures prolongées, faisant souffrir Ezio comme Derek l’avait fait pendant toutes ces années.

    Mais le matin venu, il se rendrait toujours compte que c’était un plan stupide. Plus un vœu pieux qu’autre chose.

    Derek n’avait pas les moyens et la cruauté nécessaires pour se débarrasser d’Ezio. Peu importe à quel point il le détestait, Ezio était toujours son père et il n’était qu’un adolescent en colère.

    Tuer Ezio ? Bien sûr. Et alors ? Vivre toute une vie rongée par la culpabilité ? S’enfuir de chez soi pour éviter d’être arrêté ? Et avec quel argent ?

    Tuer Ezio aurait signifié abandonner Carl pour toujours et détruire toute possibilité d’être heureux dans le futur.

    Ainsi, chaque matin, Derek avalait son plan avec la bouillie et passait à autre chose. Sa seule véritable perspective était de devenir un fou, d’obtenir une bourse et de sortir de cet enfer au plus vite.

    Le temps a filé, et en un clin d’œil c’était le dernier été avant la première année de lycée de Derek. Malgré le climat chaud, son cœur était froid comme de la glace.

    Derek avait déjà atteint sa poussée de croissance. Cela, combiné à ses arts martiaux et à son entraînement musculaire, lui avait donné un air méchant.

    Ezio en était conscient, et être un lâche il a commencé à éviter de battre Derek autant que possible faisant de Carl la nouvelle cible favorite.

    Derek avait déjà essayé de défendre son frère, mais le seul résultat avait été qu’Ezio ait acheté une matraque à l’Army Surplus local et ait été battu avec à la place de ces mains nues.

    Il a sauvé Carl de cela en suppliant et en pleurant, et seulement parce que le chahut avait alarmé leurs voisins.

    Ainsi, chaque fois qu’Ezio faisait l’une de ses crises de colère, Derek ne pouvait que regarder son frère se faire battre, encore et encore.

    Puis, un matin, Ezio a reçu sa première grosse commande depuis des années. Ainsi, il portait son meilleur costume malgré la chaleur et avait Derek lui préparant la mallette et l’ordinateur portable.

    Ezio était vraiment pressé, il ne pouvait pas permettre à ses concurrents d’arracher cette baleine. Cela aurait pu être sa carrière en tant que commission !

    Derek se précipita vers la porte, où Ezio attendait déjà, et l’aida à ajuster la sacoche de l’ordinateur portable.

    Ezio courut vers l’ascenseur en appuyant sur le bouton comme un forcené mais la lumière resta rouge.

    Maudissant son maudit appartement, le gérant de l’immeuble et sa malchance Ezio se précipitèrent vers les escaliers.

    Et c’est alors que Derek le remarqua. Tournant la tête pour suivre son père, Derek remarqua que la lumière faisait d’étranges reflets sur le sol du couloir.

    Ezio venait de passer devant lui lorsqu’il se rendit compte que le concierge venait de laver l’escalier mais avait oublié de mettre le panneau sol mouillé.

    Tout s’est passé en un instant. Ezio fit une longue et lourde enjambée, tout son poids vers le bas et vers l’avant, puis son pied glissa.

    Derek aurait pu le prévenir, aurait même pu tendre un bras et empêcher la chute. Mais au lieu de cela, il a choisi de rester immobile.

    Ezio dégringola dans les escaliers, rebondit dans l’allée suivante et retomba en s’effondrant en bas. Son corps était un gâchis brisé, tous ses membres pliés dans des angles non naturels.

    Comme tout adolescent, Derek avait son smartphone à portée de main, alors il a commencé à faire plusieurs photos pour prouver que le sol était mouillé et qu’il n’y avait aucun signe avant-coureur.

    Son esprit prévoyait déjà d’engager le meilleur avocat de requin possible et de poursuivre la société de gestion d’immeuble responsable de son condo.

    Ce n’est qu’alors qu’il descendit prudemment les escaliers pour confirmer la mort d’Ezio. Il était là, incapable de gémir ou de demander de l’aide, mais ses yeux étaient fixés sur Derek, implorant de l’aide.

    Derek lui sourit et dit : « Tu penses vraiment que je suis si stupide de ne jamais rien apprendre de toi ? Comme tu me l’as appris plus d’une fois, ne délègue jamais. Si tu veux que quelque chose soit bien fait, fais-le toi-même. Ton smartphone est dans ta poche, sors-le et appelle le 911. Je ne suis qu’un raté de fils, je ne veux pas gâcher ça pour toi, papa. »

    Les yeux d’Ezio étaient pleins de choc et de haine, mais cela ne dura qu’un instant. Sa tête devint molle, son regard vide.

    Un rire se battit pour sortir, mais Derek le réprima. Au lieu de cela, il a commencé à crier à l’aide pour donner sa meilleure impression de fils terrorisé.

    Comme toujours, la mère de Derek était trop obsédée par ses problèmes, son chagrin, ses sentiments pour s’embêter à chercher l’avocat, laissant tout entre les mains de Derek, puisqu’Ezio n’était plus.

    D’une pierre trois coups. Après une recherche minutieuse, il a contacté et engagé le meilleur avocat spécialisé dans les requins qu’il pouvait se permettre, afin que Derek soit son client au lieu de sa mère.

    Il lui raconta tout sur l’incident de son père, les abus et la nécessité de faire en sorte que l’argent soit partagé entre eux trois, mère et fils.

    Derek et Carl étaient très fermes sur ce point, ils voulaient que l’avocat entame le processus pour obtenir l’émancipation. Avec l’argent de la compensation et de l’héritage, ils avaient assez pour être autonomes jusqu’à ce que Derek puisse subvenir à leurs besoins.

    Ce qui suivit fut la période la plus heureuse de leur vie. Tout d’abord, ils ont obtenu l’héritage, et peu de temps après, ils se sont émancipés et ont quitté la maison de leur mère.

    Pas même un mois plus tard, ils ont reçu une offre d’installation très généreuse du gestionnaire de l’immeuble. Ils l’ont utilisé pour s’installer et faire des plans appropriés pour l’avenir.

    Au cours des années suivantes, les intimidateurs n’étaient pas un problème. Derek et Carl étaient maintenant tous deux des artistes martiaux et se soutenaient mutuellement. Enfin, ils pourraient faire l’expérience d’avoir des amis et des petites amies, leur cauchemar domestique enfin terminé.

    Ils ont cependant subi de nombreuses déceptions, car trop de ces soi-disant amis se sont avérés être des personnes qui voulaient utiliser leur maison sans parents comme une maison de fête.

    De plus, ils avaient du mal à comprendre ce qu’était censé être un adolescent normal. Alors que leurs pairs semblaient uniquement intéressés à s’amuser et à sauter des cours, ils se concentraient sur les études et épargnaient autant que possible.

    Derek et Carl passeraient des vacances et des vacances à faire des emplois à temps partiel pour ralentir l’amincissement de leur compte bancaire. Ils n’étaient pas pauvres, mais pas riches non plus.

    Ils savaient qu’ils devaient économiser le plus possible, au cas où des jours de pluie tomberaient à nouveau sur eux. Mais dans l’ensemble, ils avaient une belle vie.

    Derek a obtenu une bourse et a obtenu un baccalauréat en chimie, bientôt suivi d’une maîtrise en biochimie. Carl allait bien aussi, avait déjà obtenu son diplôme d’ingénieur, était prêt à étudier pour son master et avait déjà une fiancé.

    En dépit d’être vraiment heureux pour son petit frère, c’était vraiment une épine douloureuse au côté de Derek. Il avait toujours été le plus socialement incompétent entre les deux, et n’avait jamais réussi à entrer dans une relation stable, pas même à l’université.

    Derek n’avait aucun problème à parler aux filles, le problème résidait toujours dans le fait qu’il était pointilleux et se terminait par son incapacité à faire confiance. Il avait eu de nombreux béguins, mais n’était jamais tombé amoureux.

    Au début, il blâmait sa malchance, trouvant toujours des filles superficielles ou idiotes. Après avoir trouvé plus d’une bonne fille, il a mis le blâme sur son passé sombre.

    Mais face à l’heureuse relation de Carl, il ne pouvait que s’en vouloir. Alors que Carl avait subi presque les mêmes choses, il s’en est sorti bien plus fort et pur que Derek.

    Derek avait juste trop peur d’être blessé à nouveau pour laisser une relation se développer au-dessus d’un certain niveau, et c’était un ennemi qu’il ne pouvait pas simplement battre.

    Derek a accepté le premier emploi bien rémunéré qu’il a obtenu, travaillant dans l’équipe de nuit d’une grande entreprise de produits chimiques dans le département Q&A.

    Carl avait partagé avec lui, comme cadeau de fin d’études, qu’il était prêt à proposer à son fiancé dès qu’il aurait obtenu son master. Par conséquent, Derek avait besoin d’argent car il n’avait que deux ans pour économiser suffisamment pour offrir à son petit frère un mariage décent.

    Derek n’aimait pas son travail actuel, mais c’était une façon de commencer sa carrière professionnelle et de compléter son programme. De plus, il était bien payé et il a décidé d’utiliser l’assurance de l’entreprise pour demander des conseils psychologiques.

    Il savait qu’il avait des problèmes et voulait les régler. Derek a consulté plusieurs médecins avant de trouver quelqu’un avec qui il pouvait travailler, et après plusieurs mois, il a senti qu’il commençait enfin à faire des progrès.

    Mais hélas, un tel bonheur ne devait pas durer.

  • Supreme Magus Chapitre 0.1

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    Note de l’auteur : l’histoire commence au chapitre 1. Le prologue présente le MC et explique son parcours. N’hésitez pas à le sauter si vous n’êtes pas intéressé, mais en tant qu’auteur, je vous recommande de le lire.
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    Que vous soyez pessimiste ou optimiste, la vie de Derek Esposito n’a été ni bonne ni mauvaise. C’était juste une existence médiocre et insignifiante.

    Son père était un homme violent bipolaire, capable de disparaître dans sa chambre pendant des jours pendant sa phase dépressive. Il ne se réveillait que pour manger, utiliser la salle de bain et occasionnellement « rendons ta vie misérable ».

    Pendant sa phase euphorique, il travaillerait comme un fou, mais n’ayant aucun talent ni comme homme d’affaires ni comme ascension sociale, il était incapable à la fois de réussir et d’établir les bonnes relations.

    Dans son état naturel, chaque fois qu’il décidait de prendre ses médicaments, il n’était qu’une pomme de terre de coach qui se levait et allait travailler juste pour éviter le blâme et la rancune des voisins et des pairs.

    Quel que soit son état mental, il a toujours été un parfait exemple de père violent.

    Ses fils étaient toujours une honte à ses yeux.

    Ils n’ont jamais étudié assez dur, n’ont jamais été assez disciplinés et n’ont jamais montré assez de respect.

    Et il était toujours là pour leur rappeler à quel point ils avaient tort.

    Il leur criait dessus pour la moindre erreur, leur rappelant constamment qu’ils n’étaient que des parasites qui saignaient son travail acharné.

    Et quand les mots ne suffisaient pas ou quand ils ne répondaient pas à ses attentes avec les notes scolaires ou les corvées, il n’y avait pas de professeur comme sa ceinture en cuir.

    Par conséquent, Derek et Carl ont dû apprendre rapidement à se débrouiller seuls, car leur mère distraite les a pratiquement oubliés juste après l’accouchement, consacrant sa vie à la recherche de la paix et de la tranquillité, en restant aussi loin que possible des crises de colère de son conjoint. .

    Derek avait deux ans de plus et essayait désespérément de prendre soin de son petit frère, mais en vain.

    Ils ont grandi en regardant et en lisant des histoires de héros protégeant les faibles et défendant la justice. Mais aucun héros n’est jamais apparu pour les sauver.

    Chaque semaine, ils étaient obligés d’aller à l’église pour adorer un dieu bienveillant indéfinissable et son fils, le sauveur de toute l’humanité. Mais peu importe combien ils priaient ou combien ils étaient bons, aucun miracle ne s’est produit.

    Alors, ils ont simplement cessé de croire aux héros et au lieu de perdre du temps avec des prières, ils se sont bourrés.

    L’école était leur seule oasis, mais cela n’a duré que jusqu’à la sixième année.

    Une fois au collège, il n’a même pas fallu un mois avant que les brimades ne commencent.

    Leurs vêtements bon marché et leur tempérament sombre en faisaient des cibles faciles. Ils étaient tellement habitués à être secoués et insultés qu’ils n’ont même pas pris la peine d’essayer de se défendre.

    Pendant longtemps, Derek l’avait considéré comme le pire moment de sa vie inutile. Au bout d’un mois, il savait qu’il n’en pouvait plus, alors il a essayé d’améliorer les choses.

    Il a signalé les abus de son père aux services sociaux avec un e-mail anonyme, mais étant surchargé de travail et en sous-effectif, l’assistant social a fait une brève visite et n’est jamais revenu.

    Puis il a essayé de mettre fin au harcèlement en signalant leurs agresseurs à un enseignant, qui à son tour s’est lavé les mains en le signalant au directeur. Le directeur ne voulait pas se mêler de ce qu’il considérait comme des farces enfantines, alors il a appelé les parents de Derek pour les informer du problème, espérant qu’ils laisseraient passer. Et au moins son souhait s’est réalisé.

    Derek, au lieu de cela, a reçu des coups supplémentaires pour ne pas être assez homme pour faire face à ses propres problèmes.

    « Es-tu vraiment si stupide pour ne jamais rien apprendre de moi ? Ne délègue jamais, si tu veux que quelque chose soit bien fait, fais-le toi-même ! »

    Derek ne s’était jamais senti aussi impuissant et désespéré, alors cette nuit-là, il a braillé ses yeux, jusqu’à ce qu’il s’endorme. Cela avait été la dernière goutte.

    Le lendemain, il se sentait différent, lucide comme jamais auparavant. Ce n’était plus le moment de désespérer, il avait besoin d’un plan.

    Il lui faudrait des années pour se rendre compte que quelque chose en lui était mort. Il n’était plus capable de faire confiance, d’espérer ou de développer un sentiment de parenté. Il était entouré d’ennemis et pour survivre, Derek devait être capable de se défendre.

    Ainsi, Derek a demandé à son père de le laisser rejoindre un dojo et apprendre les arts martiaux, et à sa grande surprise, il n’a pas eu à mendier ni même à demander deux fois. Son vieil homme était content que sa pauvre excuse d’enfant mauviette et maigre soit enfin intéressée à devenir un homme. Sa seule condition était que Derek ne soit pas autorisé à arrêter pendant au moins un an, sinon il devrait payer pour cela.

    Non seulement Derek a commencé à pratiquer l’aïkido presque quotidiennement, mais il se réveillait également deux heures plus tôt chaque jour pour se muscler en faisant des pompes, des squats, des redressements assis et en courant jusqu’à ce qu’il soit à bout de souffle.

    En quelques mois, il a enfin pu faire chaque jour 100 pompes, redressements assis et squats et courir au moins 10 kilomètres avant d’aller à l’école.

    L’aïkido s’est vite révélé être un choix parfait pour sa situation. Au bas niveau, il était principalement axé sur la légitime défense, mais il y avait beaucoup d’espace pour attaquer et se battre salement.

    En pratiquant les arts martiaux, il a finalement découvert quelque chose dans lequel il était doué. Il n’était pas particulièrement agile, ni un apprenant rapide. Sa coordination main-œil était également au mieux moyenne. Son talent résidait dans sa capacité à repérer le meilleur moment pour toucher un endroit sensible lors d’un blocage ou d’une manœuvre défensive.

    Même lorsque le sensei enseignait les arts de l’épée ou du tanto, Derek était toujours capable de saisir les mouvements meurtriers dès son premier essai, parfois même avant que le sensei n’ait terminé la démonstration pratique.

    Ce fut une découverte passionnante mais décevante car son seul talent n’avait aucune utilité pratique. Même si l’aïkido était un sport avec des tournois au lieu d’une discipline, les coups à l’aine, aux yeux et à la trachée étaient universellement interdits.

    Pendant des mois, Derek a continué à s’entraîner dur tout en gardant un profil bas à l’école, en planifiant son prochain mouvement.

    À la fin du premier semestre, Derek a cessé de se cacher des intimidateurs et a commencé à répondre en nature à chaque insulte qu’ils lui lançaient, en utilisant les meilleures lignes de torréfaction à l’esprit vif qu’il avait trouvées en ligne. Derek faisait attention à ne jamais aller aux toilettes ou à rester seul trop longtemps, gardant toujours un témoin adulte en ligne de mire.

    Il n’a même pas fallu une journée complète avant que ses ennemis ne soient furieux et indignés. Ce n’est que lorsque les veines ont presque éclaté de leur cou qu’il a jeté son appât.

    « J’en ai assez de ta merde, connards. Retrouve-moi dans une heure derrière l’épicerie entre Lincoln et le 3ème. Ou as-tu trop peur ? »

    « Puisque tu cherches la mort, j’exaucerai ton souhait avec plaisir, espèce de p*dé. Ce ne sera que toi et nous trois, d’accord ? »

    Derek hocha la tête sans le croire le moins du monde. Et il avait raison.

    Lorsqu’ils entrèrent dans la ruelle, ils avaient amené deux autres personnes.

    Derek les attendait, appuyé contre le mur au bout de l’impasse.

    « Voilà. Je commençais à penser que tu me poserais un lapin. »

    Ils ont commencé à rire. « Désolé, nous étions en retard. J’espère que cela ne vous dérange pas que nous emmenions des amis pour la fête. »

    Derek haussa les épaules, tout en souriant d’une oreille à l’autre.

    « Pas de problème. Peu importe la quantité, les déchets sans valeur sont toujours des déchets. J’ai choisi cette allée car elle est entièrement équipée avec suffisamment de bennes à ordures pour accueillir tous vos amis. »

    La dernière ligne a touché un nerf alors ils l’ont chargé aveuglément.

    « Liguez-vous contre lui, les gars ! Ne le laissez pas s’échapper ! Montrons-lui qui est le déchet. »

    Et ainsi, ils sont tombés dans son piège. Derek était venu ici pour préparer le terrain et choisir le meilleur endroit pour le combat. Une impasse pour ne pas les faire fuir, le bout de l’allée pour qu’ils ne remarquent pas le fil-piège dû à la faible luminosité.

    Les deux premiers sont tombés durement sur le béton, et ceux qui étaient derrière eux étaient tellement inquiets de ne pas piétiner leurs amis qu’ils n’ont jamais vu venir le tuyau d’acier.

    Ils sont venus en nombre, Derek était venu complètement armé. Utilisant le tuyau comme une épée, il les frappa rapidement respectivement sur la tête, le côté du genou, dans l’aine. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’il a commencé à frapper les deux qui essayaient de se remettre sur pied.

    Pendant qu’ils gémissaient et sanglotaient sur le sol, il a utilisé un petit couteau pour couper le fil de déclenchement, puis il a commencé à les frapper encore et encore avec le tuyau métallique en accordant une attention particulière aux régions inférieures.

    Au fond de lui, il savait que ce qu’il faisait était mal, mais il s’en fichait complètement. Si le monde a été construit pour être injuste, la seule ligne de conduite possible était de le rendre injuste à son avantage.

    Alors, il a sorti le taser qu’il avait emprunté à son père et les a tasés jusqu’à ce qu’ils perdent connaissance. Puis il les a complètement déshabillés et a pris plusieurs photos de chacun d’eux et les a même filmés après les avoir arrangés de manière à ce qu’ils aient l’air de s’entretuer. Puis il les aspergea d’un seau d’eau froide et scella l’affaire.

    « Désolé de gâcher votre moment Brokeback Mountain les filles, mais j’ai besoin de votre attention pendant une minute. »

    Lorsque les intimidateurs se sont réveillés, ils souffraient encore tellement qu’ils pouvaient à peine remarquer qu’ils étaient nus et enlacés. Répliquer à Derek alors qu’il avait encore une prise ferme sur le tuyau d’acier était hors de question, alors ils restèrent silencieux et écoutèrent.

    « J’ai fait tout un album de vous, même un court métrage, je l’ai téléchargé sur mon ordinateur et même dans le cloud. Et ce serait terrible si quelqu’un, je ne sais pas, comme moi, par exemple, les téléchargeait sur tous les plus grands sites d’hébergement d’images. Vous savez comment on dit, Internet n’oublie jamais. »

    Les brutes ont commencé à pleurer et à mendier.

    « Imaginez à quel point ce serait terrible ! Chaque fois que quelqu’un booglerait vos noms, que ce soit votre grand-mère, vos copines ou même les universités auxquelles vous vouliez postuler, la première chose qui apparaîtrait serait ces photos ! »

    « Mec non! » « S’il vous plaît, je ne vous connais même pas. Je faisais juste une faveur à un ami ! » « Ce n’était qu’une blague, s’il te plaît, pardonne-moi ! »

    Le chœur de la mendicité lui a donné la chair de poule. Derek voulait vomir devant leur hypocrisie.

    « Je me fiche de vos pathétiques excuses ! À partir de ce jour, vous me laisserez tranquille. Et vous feriez mieux de prier pour qu’il ne m’arrive rien, car le cloud est configuré de telle sorte que si je n’entre pas le mot de passe tous les jours, il les télécharge partout. »

    Sans attendre leur réponse, il fit demi-tour et s’éloigna.

    « J’ai presque oublié, j’ai jeté vos vêtements au hasard dans les poubelles, je ne me souviens plus lequel est lequel. Si vous ne voulez pas rentrer chez vous dans votre costume d’anniversaire, vous feriez mieux de commencer à creuser. A bientôt, ventouses ! »

    Derek rentra chez lui euphorique, presque en chantant. Il ne s’était jamais senti aussi fier de lui et avait la confiance complètement imméritée qu’il ne penserait plus jamais à ces salauds.